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Entre nous - Edito

Relais d'un article paru dans le British Medical Journal 2011

+ les références des communiqués en français, de l'unicef et de l'oms...

 

Le Figaro (mais pas le seul???) http://www.lefigaro.fr/sante/2011/01/14/01004-20110114ARTFIG00579-l-allaitement-exclusif-entre-4-et-6-mois-suscite-des-critiques.php reprend les dires parus notamment dans le Guardian (presse britannique); à la base: le British Medical Journal ....

Le Figaro extraits:

" L'Organisation mondiale de la santé et l'Union européenne recommandent respectivement depuis 2001 et 2003 l'allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois de croissance d'un nouveau-né. Une synthèse des études portant sur le sujet, réalisée par des pédiatres britanniques et publiée dans le British Medical Journal, remet légèrement en cause ce dogme établi. D'après leur analyse, une alimentation uniquement basée sur le lait maternel après 4 mois pourrait présenter plus de désavantages qu'on ne l'imagine, au moins dans les pays développés.

Les médecins soulignent tout d'abord l'absence de « preuve incontestable » de la nocivité des aliments solides entre 4 et 6 mois. En revanche, expliquent-ils, une étude américaine de 2007 pointe le risque plus important de carences en fer - anémies pour les bébés qui ne sont nourris qu'au sein. En France, le ministère de la Santé conteste ce résultat et assure que «l'allaitement fournit tous les nutriments dont le bébé a besoin jusqu'à l'âge de 6 mois».

Outre le risque accru d'anémies, les bébés auraient en effet plus de chances de développer des allergies alimentaires lorsqu'ils ne sont pas exposés très jeunes à autre chose que du lait...

«Ce n'est pas une tentative de promotion des nourritures de sevrage pour bébé commerciales», se défend Mary Fewtrell, auteur principale, dans le Guardian. Celle-ci rappelle que l'idéal est bien sûr de donner à son enfant des repas faits maison.

Pas de remise en cause intégrale des bienfaits de l'allaitement

Enfin, les chercheurs évoquent la nécessité d'habituer très tôt les bébés aux goûts amers afin de favoriser la prise de légumes verts jeunes. Une diversification alimentaire précoce augmenterait les chances de voir les enfants se nourrir de manière équilibrée. Les chercheurs n'apportent toutefois aucune donnée supplémentaire pour appuyer leur théorie."

fin de l'extrait

 

Avant de donner un embryon d'avis, j'aimerais partager quelques idées, puis quelques pages avec vous:

LE FER:

Si l'on regarde les recommandations de supplémentation de l'Académie Américaine de Pédiatrie, qui est plutôt sévère: supplémentation en vitamine B9 ou acide folique ("folate iron") peut éventuellement être indiquée chez le nourrisson allaité au sein.

Les carences en fer se développent rarement entre 4 et 6 mois chez le nourrisson allaité au sein, en raison des réserves en fer néonatales qui vont s'appliquer durant cette période de 4 à 6 mois post-naissance. Le lait maternel contient relativement peu de fer, relativement si on le compare au fer contenu dans le lait infantile. Si on regarde les chiffres, le lait maternel contient un peu plus de 0.3 mg de fer par litre, mais la moitié de ce fer est assimilé, alors que le fer des autres aliments est beaucoup moins assimilé; ne comparons pas avec les enrichissements en fer contenus dans le lait infantile, ou lait artificiel, ce lait étant mal assimilé, il en faut de fortes doses dans le lait infantile pour qu'une portion acceptable soit assimilée.... Bref ce fer du lait maternel si bien assimilé aide à contre-balancer la perte du fer issu des réserves néonatales. Il est vrai qu'il va falloir apporter du fer à la mi-enfance, notamment avec des aliments de nature variée, diverse, équilibrée.

Les réserves en fer du bébé, à la naissance, sont liées au statut nutritionnel de la mère, à la durée de la grossesse, et au moment où l'on a coupé le cordon. Si la mère a un bon statut nutritionnel, si l'enfant est né au plus proche du terme, et si l'on n'a pas coupé le cordon trop tôt, les réserves en fer du bébé seront bonnes.

Or les femmes sont inégales en ce qui concerne leur statut nutritionnel. L'on mange sain, équilibré, varié, essentiellement quand on a un bon niveau de vie, ou du moins, qu'on privilégie l'alimentation avant la consommation de choses accessoires.

Les revenus familiaux ont donc un impact.... l'on peut s'attendre à des femmes avec un meilleur status nutritionnel dans les classes moyennes, aisées et +.

Mais la façon de budgéter les achats a son importance. Le choix d'une alimentation saine, en achetant des fruits et légumes reconnus comme trop chers, avant de s'offrir un téléviseur ultra-technologique, est peut-être aussi un biais;

Le choix de cuisiner, de s'enquiquiner à peler les légumes et s'organiser à faire cuire pendant qu'on fait autre chose, peut peut-être participer à un meilleur statut nutrtionnel plutôt que l'achat de plats cuisinés....

DONC LE STATUT NUTRITIONNEL DE LA FEMME QUAND ELLE EST ENCEINTE A SON IMPORTANCE. Quand elle allaite également; là son bébé vit sur ses réserves à lui, et sur les quelques 0.3 mg de fer par litre de lait... il n'y a AUCUN intérêt à se goinfrer de bassines de fer, puisque le taux de fer dans le lait maternel est fixé; et l'enfant sera privilégié par rapport à la mère; et la mère allaitante assimile beaucoup plus les aliments qu'elle ingère que la femme non allaitante. Surveiller le statut en fer des femmes déjà, surveiller le statut en fer des enfants allaités au sein, de façon individuelle.....

Le TERME DE LA GROSSESSE.... il est évident que la question "doit-on diversifier plus tôt à cause du fer" concerne des enfants nés à terme; les enfants nés avant terme, qu'on appelle prématurés, n'ont pas le même statut que les enfants nés à terme, qu'ils soient ou non allaités; leur gestation ne s'est pas terminée au moment "normal", ils ont eu moins de temps voire pas de temps du tout, pour stocker leurs réserves... Vraisemblablement leur a-t-on coupé leur cordon au plus vite, dans le cadre d'une détresse materno-foetale.... les bébés prématurés ont un "régime" de supplémentation à part.

L'on peut envisager de supplémenter l'enfant en fer..... parce que si l'on lit l'unicef, il semblerait que le fer contenu dans les céréales, fruits et légumes, soit en faible teneur, et que la quantité de ces aliments détourneraient finalement le nourrisson d'une quantité notable de lait maternel qui lui contient du fer et bien d'autres choses...

Un embryon de réflexion sur le fer pourrait donc être:

surveiller le statut nutritionnel des femmes enceintes, leur conseiller une visite chez un médecin nutritionniste le cas échéant, pendant la grossesse, voire pendant la lactation, supplémenter les (futures) mères en fonction des situations, ne pas couper le cordon ombilical " trop tôt" (en fonction de la situation s'il y a urgence ou non...à l'appréciation du gynécologue, de la sage-femme.), surveiller l'enfant dès 4 mois, et envisager une supplémentation plutôt qu'une introduction des solides;

Parce que si l'on lit les réactions de sommités internationales, il n'y aurait pas de raison de revenir à une diversification précoce.

D'AILLEURS DANS L'ETUDE INCRIMINEE, ON NE PARLE NULLE PART DE SEVRER DU SEIN MATERNEL....

Mais ce n'est pas forcément très clair; le drame est que les journaux aiment faire leurs choux gras des "couilles dans le potage" quand ça concerne le lait maternel.

Amusez-vous à lire, si un jour vous en avez le temps.... on trouve un polluant dans le lait maternel, ça y est paf! partout dans les journaux on en a pour 6 mois à en parler; pas assez de fer dans le lait maternel, allez, on est parti pour un bon bout de temps.....

Par contre quand le Lancet publie une étude où l'on démontre preuve à l'appui que les nourrissons nourris au lait maternel avec une notion d'exclusivité (que du lait maternel) et de durée (8 mois au moins), là les journaux médicaux transmettent les hurlements "ouais c'est pas éthique, c'est faux, c'est débile".

Donc dans l'étude, on parle de "weaning food", des aliments de sevrage en français, qui sont en fait "nos" solides, "nos" aliments solides", "notre" diversification. On ne dit nulle part qu'il faut stopper l'allaitement au sein pour passer au lait infantile + petits pots.

Mais ce ne sera assurément pas très clair dans l'esprit des familles....

Quand on lit le Figaro, "Les défenseurs du lait maternel accusent également ces chercheurs de faire le jeu de l'industrie agro-alimentaire, ces derniers ayant pour la plupart déjà travaillé pour des grandes entreprises en tant que spécialistes des questions de nutrition infantile. «Ce n'est pas une tentative de promotion des nourritures de sevrage pour bébé commerciales», se défend Mary Fewtrell, auteur principale,dans le Guardian. Celle-ci rappelle que l'idéal est bien sûr de donner à son enfant des repas faits maison"

on lit le terme NOURRITURES DE SEVRAGE. Mais diversifier (introduire des aliments solides) n'a rien à voir avec le sevrage; quand on lit les recommandations de l'OMS, on parle d'allaitement exclusif pendant les six premiers mois, puis introduire une alimentation saine équilibrée diversifiée tout en privilégiant le lait maternel au moins jusqu'aux deux ans de l'enfant; si on appelle "aliments solides" "aliments de sevrage", et que l'enfant se sèvre à 3 ans.....

NEANMOINS AU NIVEAU DE LA PRESSE ECRITE, AUDIOVISUELLE, aliment de sevrage, qu'est-ce qu'on pense, "paf"! stop au sein, passage aux petits pots et au lait infantile deuxième âge.

Voici un extrait du BMJ: "The large representative UK Millennium cohort study suggested 53% of admissions for gastroenteritis and 27% of those for chest infection could be prevented each month by exclusive breast feeding; but, importantly for practice, it was the introduction of infant formula, not solid foods, that predicted increased hospital admission ". L'étude de cohorte largement représentative UK Millenium montra que 53% des admissions pour gastroentérite et 27% de celles pour une chest infection pouvait être évités chaque mois par un allaitement maternel exclusif; mais, important pour cette pratique, c'était l'introduction de lait infantile pour nourrisson, et non les aliments solides, qui prédisaient une admission accrue à l'hôpital".

En introduction, les auteurs précisent que c'est la durée d'allaitement exclusif qui est en cause, et non l'allaitement exclusif ou complétés d'aliments solides.

Conflits d'intérêts ou pas??

A propos de lait infantile et de petits pots... il faut savoir que sur les 4 auteurs de l'étude, 3 ont reçu des fonds .... pas très orthodoxes; Mary Fewtrell, Alan Lucas et David Wilson ont reçu de l'argent pour leurs précédents travaux, de la part de l'industrie alimentaire infantile. Dans l'article paru dans le BMJ ce 14 janvier 2011, il est précisé: (parce que c'est désormais obligatoire),

"

  • All authors have expertise in infant and child nutrition and are, or have been, members of national and/or international advisory committees on infant and child nutrition. MF and AL performed the background research and all authors contributed to drafting and revising the paper. Sources of information are peer reviewed papers and policy documents in the public domain. MF is guarantor.

  • Competing interests: All authors have completed the Unified Competing Interest form at http://www.icmje.org/coi_disclosure.pdf (available on request from the corresponding author) and declare that no external funding was received in connection with the preparation of this manuscript; MF, AL, and DCW have performed consultancy work and/or received research funding from companies manufacturing infant formulas and baby foods within the past 3 years; their spouses, partners, or children have no relationships that may be relevant to the submitted work; and the authors have no non-financial interests that may be relevant to the submitted work"

"Competing intereste"... : Tous les auteurs ont rempli le formulaire unifié de conflit d'intérêt sur http://www.icmje.org/coi_disclosure.pdf (à disposition sur demande auprès del'auteur correspondant) et déclarent qu'aucun fond [soutien financier] externe ne fut reçu en relation avec la préparation de ce manuscrit; MF, AL, et DCW ont réalisé un travail de consultant et reçu de l'argent pour la recherche de la part d'entreprises de fabrication de lait infantile et d'aliments pour bébé dans les 3 dernières années"...

A priori, pour leur article paru le 14 janvier 2011, ces auteurs n'auraient reçu aucun argent de la part de l'industrie alimentaire infantile: entreprises de fabrication de lait infantile et aliments pour bébé.

Aucun fond externe .... mais si leur employeur recevait de l'argent global et le redistribuait aux différentes équipes, c'est un exemple de soutien financier indirect, qui n'est pas comme l'argent directement reçu par l'équipe de la part d'une industrie alimentaire infantile...

Admettons qu'ils n'aient reçu aucun soutien financier pour leur papier "là";

Peut-on leur faire confiance?

Même s'ils n'ont reçu aucun argent pour cette publication, les fonds reçus ces 3 dernières années (cf formulaires-type) peuvent-ils avoir un impact? Chacun ses excès da paranoïa, ou de confiance aveugle.

Si vous leur prêtez une confiance totalement aveugle, alors vous pouvez faire confiance aux sommités connues, et aux organisations connues, qui oeuvrent en faveur de l'allaitement maternel, et qui clament "au non-fondement" et au "rester sur allaitement exclusif jusqu'aux 6 mois environ".

 

Débuter la diversification par des aliment amers

extrait de la publication du British Medical Journal:

"Bitter tastes, in particular, may be important in the later acceptance of green leafy vegetables, which may potentially affect later food preferences with influence on health outcomes such as obesity. This breadth of possible adverse effects was not envisaged when the current WHO policy was endorsed in the United Kingdom. "

==> Des goûts amers, en particulier, peuvent être importants pour une acceptation ultérieure des légumes à feuilles vertes, ce qui peut potentiellement affecter les préférences alimentaires de plus tard, avec une influence sur des conséquences santés, comme l'obésité. Cette large étendue d'effets néfastes possibles n'étaient pas envisagée quand la politique actuelle de l'OMS fut approuvée au Royaume-Uni.

L'on voit bien ici, que les auteurs ne connaissent pas grand chose au lait maternel...

LE LAIT MATERNEL PREND LE GOUT DES ALIMENTS INGERES PAR LA MERE. Le lait maternel est la meilleure façon de préparer à la diversification, puisque l'enfant a déjà des saveurs différentes qui lui parviennent, au fil des tétées, durant les mois d'allaitement....

Le lait infantile lui a toujours le même goût, donc il ne prépare à rien; de plus il est de nature extrêmement vanillée, sucrée, et alors, effectivement, bonjour pour les légumes verts.....

Par contre, mais je ne suis pas une experte avec "bac+12", il me semble plus logique de commencer par les purées de légumes que par les compotes de fruits, justement pour éviter une préférence éventuelle trop prononcée vers les compotes; cela me semble plus logique a priori;

Parce qu'en fait, et bien tout dépend comment vous procédez à la diversification;

bien sûr si c'est assis dans son relax et "zyva le p'tit pot en bouche, je t'enfourne la cuillère", la préférence peut être vers le sucre (qui apporte un peu de réconfort)....

 

Les modèles par rapport aux légumes, ce sont les .... parents;

pour les cadets, okay, ce sont les aînés, les grands frères/soeurs qu'ils prennent comme modèles; mais ceux-là ont imité leurs parents; si les parents ne mangent pas de légumes, de vrais légumes, même en tout petits morceaux voire en purée.... les enfants auront du mal à les imiter; ce qui met en jeu le régime alimentaire des parents;

Les parents sont-ils plats tout prêts tous les soirs sauf pizza le vendredi, ou bien sont-ils plats traditionnels avec saladier de légumes posé sur la table? Les parents mangent-ils avec les enfants, ou bien bébé est-il relégué à ses horaires puisés dans un bon livre, et ensuite hop dans sa chambre porte fermée lumière éteinte que papa et maman soufflent un peu?

Une bonne diversification, se fait en passant du temps assis sur les genoux de papa ou maman; on prend sa tétée avec maman, on fait câlin avec papa, pendant ce temps ou bien autour de ce moment, bébé est sur les genoux d'un des parents (le plus souvent c'est maman, c'est vrai sauf chez les jumeaux qu'on se "partage" ....) ; l'enfant voit maman et papa amener leur fourchette respective en bouche, avec des aliments qui proviennent d'une assiette, avec une notion de présentation sur l'assiette... bref une fourchette qui amène quelque chose en bouche, la bouche bouge, la bouche semble dire "miam-miam", l'enfant fait forcément la relation.... et un jour il va piocher dans l'assiette, ou sur la fourchette.... et va aller vers sa première expérience d'aliment solide; ensuite de quoi, il manifestera plus ou moins d'intérêt, les parents suivront ces manifestations.

Moralité, oui la logique pourrait amener à penser qu'il faut débuter par des aliments amers pour que l'enfant aille vers les légumes verts, mais déjà le lait maternel prend les arômes et saveurs variables du lait maternel, et il faut peut-être que les parents aillent eux-mêmes vers une alimentation équilibrée, et se "décoincent" quant à la barrière psychologique "tout via petit pot et on ne recrache pas ce qu'il y avait dans la cuillère" ou "faut serpiller après ses repas"....

(ce qui ne veut pas dire "caprice et tout".... je veux dire: une meilleure alimentation parentale, un meilleur partage du temps autour de l'enfant et des parents, une meilleure implication du bébé dans la vie parentale, et un peu moins de rigidité autour de "petit pot cuillère");

 

Les allergies...

Là c'est le sujet qui fâche....

Commençons par les infections qui ne sont pas des allergies... le lait maternel exclusif prolongé (4 mois versus 6 mois) PROTEGENT + bébé contre les allergies, au fait; et ce n'est pas que dans les pays du tiers-monde.... il fallait juste le préciser;

Les allergies.... déjà quand on regarde les études, les ETUDES!!! (car ce qu'on réalisé les chercheurs qui ont publié dans le British Medical Journal, ce n'est PAS une étude....) l'on était interpelé; dans une étude, l'allaitement exclusif prolongé protégeait contre l'asthme mais pas contre l'eczéma; dans une autre étude, c'était quasiment le contraire...

Premier problème: les études ne sont pas forcément faites sur des enfants exclusivement-exclusivement allaités....

D'ailleurs certaines études ont été totalement réfutées (hélas, nombreux sont les dermatologues, les allergologues français qui ont bien mémorisé l'étude, et totalement mis de côté sa réfutation....)

Combien d'études avec des groupes d'enfants, dont le groupe "exclusivement allaités" qui contenait des bébés qui recevaient quand même des compléments de lait infantile?

Ou encore des études sur le suivi alimentaire de nourrissons, mais où l'allaitement matenrel ne durait pas 6 mois exclusifs;

 

Deuxième, on peut créer des "passages" même chez les enfants allaités exclusivement, dans certaines situations médicales ; explication:

Le tractus gastrointestinal du nourrisson normal est stérile. Il faut savoir que le pH intestinal et la flore elle-même du nourrisson normal exclusivement allaité sont TOTALEMENT DIFFERENTS de ceux du nourrisson nourri au lait infantile, et qu'il suffit d'UNE GOUTTE de lait infantile pour modifier, perturber, aussi bien le pH intestinal que la flore intestinale du nourrisson allaité au lait maternel. Il faudra jusqu'à 3 semaines de lait maternel exclusif pour que le pH et la flore redeviennent normaux, et encore certaines perturbations pourront persister, y compris la bonne fermeture de la barrière intestinale.

Revenons à des enfants exclusivement allaités;

Saviez-vous qu'une naissance par césarienne expose le nourrisson à un environnement microbien +++ via les germes environnant, via les germes du personnel, via les germes d'autres enfants, qui sont tous des vecteurs de transmission? Plus le nourrisson est colonisé par des gens autres que ses parents, plus ces germes sont problématiques? voire dangereux? Les premiers colonisateurs peuvent avoir ders effets à long-terme.

L'on a vu des maladies atopiques apparaître ++ chez les enfants nés par césarienne, comparé à ceux nés par voie vaginale....

"Une méta-analyse a montré une augmentation de 20% du risque subséquent d'asthme chez les enfants nés par césarienne (Thavagnanam et al., 2008). Cardwell et al. (2008) ont montré un risque accru de 20% de risque de diabète de type 1 durant l'enfant après une naissance par césarienne"

Est-ce lié à une lactogenèse retardée dans le cadre de la césarienne? possible;

En tout cas, on a des enfants à risques +++ où le lien avec "autour de la naissance"; notamment les césariennes, la prématurité (souvent on exclut les enfants nés prématurément des études généralistes,normal), mais aussi les enfants nés à terme mais ayant eu besoin d'un soin intensif, les enfants qui ont été séparés de leurs mères (notamment ceux qui ont eu besoin de soins spécifiques mais pourquoi pas les autres??)

Quand plusieurs nourrissons dans une "nurserie" hospitalière sont traités par antibiotiques, le schémas de colonisation intestinale des autres enfants qui partagent cette nurserie peut être perturbée avec une microflore intestinale revenant à la normale après plusieurs semaines. (Tullus & Burman, 1989).

D'ici qu'on prouve un jour qu'il suffit de partager sa chambre avec un enfant non allaité de lait maternel, donc qui a une flore différente, pour perturber la flore du bébé allaité de la même chambre? là ce sont des spéculations pures. mais en tout cas, ce qui précède est vrai.

Le tractus gastro-intestinal du n ourrisson est stérile, et les fonctions de la muqueuse intestinale mettront de nombreuses semaines à devenir matures et à fermer l'intestin aux protéines et pathogènes. d'où l'intérêt de tapisser entièrement la muqueuse intestinale de colostrum PUR puis de lait maternel pur. Nourrir de colostrum/lait maternel pur accélère la fonction de barrière intestinale alos que le lait infantile ne le fait pas ((Newburg & Walker, 2007).

Autre élément, en plus de la césarienne par exemple, ou de la garde du bébé dans une même pièce qu'un ou des bébés traités aux antibiotiques:

ceux qui auraient "eu" un travail prolongé, ET une supplémentation en vitamine (Milner & Gergen, 2005). INTERESSANT, non? "une plus grande incidence de rhinite atopiques et allergiques fut observée chez des adultes qui avaient reçu une supplémentation en vitamine D durant leur 1ère année de vie (Hypponen et al., 2004).

(NOTA les précédentes références sont issues de: Breastfeeding Management for the clinician using the evidence, 2nd edition 2010, Marsha Walker)

Alors l'enfant dont les parents ne sont pas allergiques a déjà des risques de développer une allergie plus tard; si un de ses parents est allergique, sont risque est de 37%; si les deux parents sont allergiques son risque est de 62-85%.

Mais on voit que même une goutte de lait infantile fausse toute la donne; or rares sont les études où il n'y a pas eu une goutte de lait infantile durant les 6 premiers mois; et on voit qu'il y a un tas de possibilités suffisantes pour "foutre le bordel" et développer un risque d'allergie;

Enfin dans les études, on ne parle pas forcément de l'éviction d'aliments allergènes chez la femme enceinte, puis la femme allaitante.

Et ce n'est pas fini.....

 

Autre élément, les chercheurs auraient exclu des études qui n'allaient pas dans le sens de leurs conclusions; il y aurait des biais, pas seulement dans le fait qu'ils avaient reçu "avant", un soutien financier de la part de l'industrie des laits infantiles et aliments infantiles....

 

Quelques doutes subsistent....

Sur la nature épidémiologique de la publication dans le British Medical Journal; il ne s'agit pas de nouvelles preuves mais une revue d'études plus anciennes, sur lesquelles l'OMS s'était par ailleurs basée et continue de se baser (Kramer 2009 a corroboré des recommandations OMSiennes datant de 2001). Or, quand on reprend des études, qu'on les "revoit" (qu'on en fait une revue), il est facile d'en exclure qui se montrent gênantes par rapport au résultat qu'on cible... c'est un reproche qui serait fait aux auteurs. Il est facile aussi de travailler sur des études où les définitions peuvent différer, où il peut manquer des données qu'il serait importants de connaître (voir par exemple l'administraiton de vitamine D, qui est incriminée, le dodo de l'enfant dans une pièce où se trouve un enfant auquel on administre des antibitioques.....)

 

Je n'ai pas de conclusion, si ce n'est:

  • comment les études ont-elles été réalisées?
  • au niveau des définitions de l'allaitement exclusif?
  • au niveau de la DUREE de l'allaitement exclusif?
  • Pourquoi dans certaines études c'est l'asthme qui est réduit mais l'eczéma augmenté, et dans d'autres c'est l'inverse??
  • au niveau de l'éviction ou non, des allergènes chez la (future) mère,
  • au niveau colonisation "bordel" par césarienne, soins intensifs, proximité d'enfants traités par antibiotiques?
  • N'oubliez pas que la publication du British Medical Journal néanmoins, ne dit pas qu'il ne faut pas allaiter exclusivement ni stopper l'allaitement ELLE EVOQUE LA DUREE D'ALLAITEMENT EXCLUSIF, elle ne parle pas de passer l'enfant au lait infantile ou de faire du mixte, elle évoque le moment où introduire les aliments solides.
  • Et pour le moment, les sommités internationales sont contre. les sommités internationales restent sur les bases de l'OMS.

 

Si vous avez fait confiance au fait que ces chercheurs, qui ont touché du soutien financier pour leurs travaux ces dernières années, vous disent, pour ce "papier" qui paraît dans le british medical journal, si vous dites: oui, ils ont touché pour de précédents travaux mais pour celui-ci, ilis n'ont rien touché et je crois foncièrement que leur publication actuelle n'est pas tendancieuse (comme un petit merci pour les fonds précédents), alors peut-être pouvez-vous faire confiance à des sommités telles... Baby milk action, Unicef.... les blogs BMJ... bon bien sûr c'est en anglais et cette page se trouve interrompue pour cause de "presque 40°C de fièvre"....

 

UNICEF Baby friendly

http://www.babyfriendly.org.uk

http://www.babyfriendly.org.uk/items/item_detail.asp?item=680

sans oublier fichier pdf de leur site (cliquer ICI): que je vous traduis rapidement:

L'OMS

Reste sur ses positions, ne jugeant pas de façon spécifique la revue d'études publiée dans le British Medical Journal, l'OMS cite que ses conclusions d'allaitement exclusif durant les 6 premiers mois, pour tous les bébés du onde, restent en adéquation avec les derniers examens de données factuelles (Kramer, 2009); l'OMS n'évoque pas [pas encore] la bonne continuation de ses conclusions avec les données évoquées dans le British Medical Journal; Possible que l'OMS se donne le temps de parfaitement examiner les données évoquées dans le British Medical Journal;

Le communiqué en français de l'OMS:

http://www.who.int/mediacentre/news/statements/2011/breastfeeding_20110115/fr/index.html

Baby Milk Action qui protège les bébés au lait maternel et les bébés au lait infantile

http://info.babymilkaction.org/pressrelease/pressrelease14jan11

L'étude parue dans le British Medical Journal se trouve ici:

http://www.bmj.com/content/342/bmj.c5955.full

et l'article du Guardian est là: http://www.guardian.co.uk/lifeandstyle/2011/jan/14/six-months-breastfeeding-babies-scientists