exemples de solution
- La relactation - La
décision de commencer une mise au sein (adoption,
décision soudaine d'allaiter). Le
DAL - D'autres aides:- quelques idées vraies/fausses
Certaines mamans choisissent d'introduire un complément,
voire un biberon, de lait industriel, pour des raisons
personnelles ou par "encouragement" indû
du personnel médical, du praticien ou même
parce qu'il le fallait "vraiment".
Il n'est pas question ici de juger de
la prescription indue ou au contraire, vraiment justifiée,
ce n'est pas l'objet de cette page; vous y trouverez
des éléments à ce sujet sur le
site de toutes façons; (disons quand même
que le corps médical a la main lourde sur le
sevrage ou complémentation).
Le biberon est introduit, car souvent
c'est un biberon qui est utilisé comme dispositif
alternatif au sein, alors que le lait devrait
être donné à la tasse ou à
la pipette ou à la cuillère ou tout
autre dispositif, tout sauf avec un biberon;
le lait artificiel est introduit, avec les risques
de problèmes digestifs corrolaires, et surtout,
avec pour conséquence une diminution
de la lactation soit réelle (si le
complément était inutile), soit accrue
(si le complément était utile). Ce qui
a pour effet d'augmenter les rations de lait industriel,
ce qui diminue la lactation. Ce qui augmente encore
les rations de lait industriel, ce qui diminue encore
plus la lactation...... ce qui... ce qui.....
Donner des compléments de lait infantile/artificiel/industriel
n'a jamais fait jaillir le lait des seins des femmes!!!
Regrets, conseils ou information, la maman se
dit: oh si j'avais su, je n'aurais pas donné
ces biberons, mais bon, maintenant, c'est trop tard,
c'est foutu".
Et bien non!
La sécrétion lactée dépend
de la stimulation des seins; remettez vos bébés
à téter, supprimez (plus ou moins graduellement)
le complément ou le "biberon complet"
et VOTRE lait reviendra. Des mamans arrivent à
sécréter du lait en partant (ou repartant)
de zéro; Des mamans parviennent à induire
une sécrétion lactée SANS avoir
accouché.... alors si vous n'avez supprimé
"que" quelques tétées, vous
y arriverez!
La première
solution consiste à mettre au sein uniquement,
ET supprimer le(s) complément(s) et/ou "biberon(s)
complet(s)". Si vos enfants ont faim "avant
l'heure habituelle", mettez-les au sein: ils
ont faim, il faut les alimenter; ils veulent téter,
ils vont stimuler les seins, et relancer la lactation.
La difficulté de cette solution
est qu'on angoisse à l'idée "d'affamer"
les bébés; il faut beaucoup de soutien
et être bien informée. Cette solution
est peut-être plus adaptée à
un enfant qu'à des jumeaux,quoique.....
Dans mon soutien aux mères, je n'ai jamais
manqué de dire aux mamans qui souhaitent
relancer leur lactation, de rester en contact, afin
de faire un suivi quasiment au jour le jour; déjà
j'ai vécu un peu cela, quand même;
ensuite, c'est l'expérience et le bon sens
qui me font offrir une écoute attentive et
une épaule amicale; ce suivi permet également
de suivre l'enfant!
L'un des avantages lorsqu'on supprime
purement et simplement le lait infantile, c'est
que c'est rapide; il nécessite qu'on puisse
disposer totalement de son temps, ce n'est pas faisable
si jolie-maman squatte à la maison alors
que idéalement, on se couche quasi-nue avec
l'enfant pour une large proximité;
L'un des soucis lorsqu'on supprime
purement et simplement le lait infantile, c'est
que dès que l'enfant pleure, on se dit: que
forcément c'est à cause de notre lait;
sans jouer l'avocat du diable, même si l'enfant
a un gaz qui passe mal, s'il pleure, forcément
la mère culpabilise;
Ce n'est donc pas la solution que je propose de
prime abord;
J'ajouterais même qu'il faut quelqu'un avec
soi, qui se chargera des tâches ménagères,
et de câliner le bébé qui attend
le cas échéant, et qui câlinera
et ira balader les bébés pendant que
la mère en relactation fera un gros dodo
sans bruit, sans être dérangée
(décrocher aussi le téléphone).
C'est de cela qu'on a besoin, de cela et de la compréhension
de cette aide. Et cette aide ne doit pas donner
de biberon en douce!
Dans ma relactation de mes jumeaux,
j'avais commencé comme cela: me coucher en
travers du lit, pour avoir ... 190 cm de large,
avec un enfant de chaque côté; dès
que l'un pleurait, hop au sein; l'autre pleurait,
hop à l'autre sein; et cela commençait
à bien marcher, je sentais mes seins à
nouveau picoter... dans l'entretemps, mon père
rentra de Chine et je ne pouvais décemment
pas le recevoir plusieurs jours, torse nue et couchée
au lit avec les bébés! comme ma relactation
a réussi et précédé
quelque deux ans d'allaitement, vous pouvez constater..
qu'il y a d'autres méhodes!
La seconde solution,
selon le nombre et la quantité de lait industriel
introduit: supprimez par exemple 30 millilitres
de chaque "biberon" le premier jour. Si
vous "le sentez", vous supprimez le lendemain
30 autres millilitres de chaque biberon (sinon,
attendez deux jours); le lendemain, vous supprimez
encore 30 millilitres...... jusqu'à avoir
supprimé pour chaque tétée,
le "biberon complet".
Par exemple pour l'enfant qui recevait des biberons
de 120 ml:
- 1er jour, on propose le sein puis un biberon de
90ml
- 2e jour, on propose le sein puis un biberon de
60ml
- 3e jour, on propose le sein puis un biberon de
30ml
- 4e jour, on a atteint le 100% lait maternel.
On pourrait aussi diminuer de 30 ml un jour sur
deux:
- 1er jour, on propose le sein puis un biberon
de 90ml
- 2e jour idem: 90 ml
- 3e jour, on propose le sein puis un biberon
de 60ml
- 4e jour idem: 60 ml
- 5e jour, on propose le sein puis un biberon
de 30ml
- 6e jour idem: 30 ml
- 7e jour, on a atteint le 100% lait maternel.
On pourrait aussi diminuer de 15 ml chaque jour
(base départ 120 ml):
- 1er jour, on propose le sein puis un biberon
de 105ml
- 2e jour, on propose le sein puis un biberon
de 90 ml
- 3e jour, on propose le sein puis un biberon
de 75 ml
- 4e jour, on propose le sein puis un biberon
de 60 ml
- 5e jour, on propose le sein puis un biberon
de 45 ml
- 6e jour, on propose le sein puis un biberon
de 30 ml
- 7e jour, on propose le sein puis un biberon
de 15 ml
- 8e jour, on a atteint le 100% lait maternel.
Le cas extrême, si je sens la maman peu sûre
d'elle même c'est de diminuer chaque jour
de 10 millilitres; c'est l'équivalent d'une
cuillère à soupe; c'est plus lent,
certes, mais comme je dis aux mamans: une cuillère
à soupe, votre enfant ne s'en apercevra pas;
imaginez vous: vous mangez habituellement 50 cerises;
si je vous en sers 48, je mange mon chapeau que
vous ne vous en apercevrez pas!
Ces solutions sont bien adaptées quelque
soit le nombre d'enfant quon allaite, au sens psychique,
et au sens relationnel. La demande se fait plus
ou moins en douceur, si on compare -30 à
-10, mais toujours en douceur;. toujours modulable
aussi!!
La solution "-30 ml" est souvent ce que
je propose de prime abord; sachant que je propose
d'autres solutions plus douces encore, comme décrit
plus haut; comme vous pourrez le lire au cours des
réponses personnalisés car si ce dossier
se veut généraliste, il faut
savoir que chaque relactation est personnelle.
Je mentionnerais quand même l'importance
que peut revêtir une aide, comme décrit
dans l'exemple de solution précédent.
Enfin, le soutien du compagnon est primordial.
Voilà, à nouveau au lait maternel...
Ma relactation:
Quand j'ai entamé la seconde et dernière
étape de ma relactation (reprise de la lactation
après arrêt total de mon allaitement),
nous avions opté pour:
- 1er jour, supprimer 30 millilitres un biberon
sur 2 (120ml, 90ml, 120ml, 90ml)
- 3e jour, supprimer 30 millitres un biberon sur
2 (90m, 90ml, 90ml, 90ml)
- 4e jour, supprimer 30 ml un biberon sur 2 (90ml,
60ml, 90ml, 60ml)
- 5e jour, supprimer 30 ml un biberon sur 2 (60ml,
60ml, 60ml, 60ml)
- et ainsi de suite jusqu'à atteindre le
100% lait maternel.
Je n'ai pas la prétention d'assurer que
cette méthode est celle que vous devez suivre,
mais vous pouvez largement vous en inspirer et voir
à adapter à votre cas, selon le nombre
de complément(s) ou biberon(s).
Pour moi, le 24 décembre 1997 reste magique:
la veille de Noël, leurs 3 mois, et le retour
à 200% lolo!
La relactation "totale":
Ce qui précède, illustre "relancer
la lactation" "relancer la sécrétion
lactée";
Je ne peux m'empêcher d'évoquer la
relactation, puisque je me suis basée sur
ma propre relactation, pour expliquer qu'on pouvait
supprimer des biberons de lait infantile et revenir
à l'allaitement exclusif au sein;
La relactation, c'est la reprise de l'allaitement
maternel qui a été totalement
arrêté (pour cas d'extrême fatigue,
voire par erreur, par manque d'information, le plus
souvent arrêt brutal par le Parlodel ou autre
coupe-lait).
Un exemple de circonstance: Dans le cas
de la relactation, c'est ce que j'ai décrit
plus haut: j'avais sur un "conseil" d'un
interne, arrêté l'allaitement maternel
pour recevoir un traitement médical. Au bout
d'une semaine de galères et mauvais sevrage
pour tout le monde, j'ai décidé de
reprendre l'allaitement maternel. J'ai noté
bien des mamans faisant appel à moi, qui
avaient stoppé l'allaitement pour cause de
traitement médical; rappelons que bien des
médicaments sont compatibles avec l'allaitement!!
D'autres exemples émouvants,
sont des mamans qui n'ont pas allaité à
la maternité, et qui un mois, deux mois,
quatre mois après la naissance de leur enfant,
se disaient: pourquoi n'ai-je pas allaité,
et si je le faisais!
D'entre toutes les méthodes utilisées,
entre autres le DAL (dispositif d'aide à
l'allaitement, autrement appelé SNS système
de nutrition spécifique), la méthode
de supprimer graduellement des quantités
de lait industriel a été la plus efficace,
puisque rapidement j'ai donné à nouveau
le sein à 100%.
Relactation-La décision
de commencer une mise au sein:
C'est l'établissement de la lactation en
dehors du cadre du post-partum, comme par exemple,
la mère adoptive qui veut allaiter son bébé;
ou donc la maman qui veut, deux mois parès
son accouchement, nourrir son enfant au sein;
On sait via des anecdotes dans certains pays,que
une grand-mère, ou une tante, peut
allaiter le(s) bébé(s) de sa fille,
ou de sa soeur, qui vient de décéder;
la mère qui découvre soudain l'allaitement
et qui a envie de se lancer. Ces femmes ont toutes
les chances d'allaiter, certaines allaiteront à
100% leur enfant adoptif, de façon simple,
ou avec un DAL.
De même la maman qui choisit tardivement
l'allaitemnt, peut retrouver une sécrétion
lactée à 100% ou quasiment parfois;
Une mise au sein fréquente, et dès
que le lait commence à apparaître,
une diminution graduelle de la quantité de
lait industriel sont préconisés.
Il faut cependant rester réaliste dans ses
objectifs.
Il y a d'autres aides que celles mentionnées,
pour supprimer biberons, compléments, entamer
une relactation ou entamer une lactation sans "accoucher".
Si toutes ne figurent pas ici, consultez le dossier
Questions de lait, ou contactez-moi.
Le DAL (dispositif d'aide à
l'allaitement)
Je l'ai testé / employé pour ma
relactation; c'est super! Il s'agit d'un "biberon"
souple, que la mère porte autour du cou.
De ce biberon, partent deux petits tuyaux, que l'on
fixe avec de l'adhésif au bord de l'aréole
de chaque sein.
On met Bébé au sein, (et un bébé
à la fois seulement); il prend en bouche
le mamelon ET le tuyau. Il tète et donc reçoit
de lait du "biberon", et stimule le sein,
qui commencera à sécréter du
lait. Quand le sien commence à être
bien stimulé, diminuer les quantités
de lait du "biberon".

Le Plus du DAL: le sein est stimulé, puisqu'il
est tété. Et c'est le seul moyen de
faire "partir" ou "repartir"
les seins. Le DAL est le seul dispositif à
proposer cette stimulation. en fait, le DAL est
quand même REVOLUTIONNAIRE!!
Conçu pour nourrir facielement et au sein,
à un sein préalablement vidé,
des enfants nés prématurément,
l'enfant prend le sein et le tuyau sans effort,
vise le sein comme nutritionnel... c'est génial
et parfaitement adapté à la
relactation: pour la relactation, le récipient
peut contenir du lait maternel ou du lait infantile,
l'enfant acquière la notion sein = lait grâce
au petit tuyau; car aux débuts de la relactation,
le sein est vide; et pour concilier un enfant
face à un sein vide, et lui dire: si tu tètes
il y aura du lait, on est heureux de pouvoir s'appuyer
sur le DAL....
Le Moins du DAL: mes enfants avaient compris, chacun
de leur côté, qu'en lâchant le
sein mais en gardant le tuyau en bouche, ils recevaient
quand même du lait. On sait que le lait maternel
rend plus intelligent, à ce stade ils avaient
reçu un mois de lait maternel, et montraient
déjà qu'ils savaient réfléchir
et choisir;
Le Moins du DAL: la mise en place du dispositif
n'est pas des plus faciles.
J'ai fini par délaisser le DAL, et j'ai
repris le principe du biberon dont je diminuais
les quantités. Mais le DAL stimule les seins,
a stimulé mes seins; cela a agit!!! car l'enfant
prend le lait au sein, même via le tuyau l'information
importante sein = nutrition est acquise; et au départ,
au moins, c'est l'idéal.
Que vous adhériez à l'association
ou non, le DAL peut être acheté
Le principe du DAL, c'est aussi, plus simplement,
un cathéter dont on fixe une extrêmité
au bout du sein, et l'autre à une seringue
(emplie de lait). On presse doucement le piston
pour faire couler le lait goutte à goutte.
Pourquoi un enfant à la fois?
C'est de la mécanique des fluides pure:
un liquide ne s'écoule que grâce au
poids de l'air sur sa surface. Le lait ne s'écoule
d'un tuyau que si l'autre tuyau est à l'air
libre. La pression (le poids) de l'air sur la surface
du tuyau libre entraîne l'écoulement
du lait par l'autre tuyau.
D'autres aides:
- le soutien, c'est essentiel, du compagnon. D'une
amie si possible, qu'elle vous rende visite, qu'elle
vous soulage dans diverses tâches....un membre
d'association pour l'allaitement maternel...
- homéopathie (attention aux dilutions; par
exemple le Ricinus, selon sa dilution, va aider
la lactation, ou bien couper le lait! et ce n'est
pas vraiment le but)
- acupuncture
- tisanes galactogènes ou granules galactogènes,
dont le Galactogyl. A base de cumin, de fenouil,
ces produits donnent du goût à votre
lait et vont inciter Bébé à
stimuler la lactation.
- gelules de fenugrec
- bière (sans alcool)
- tire-lait (à pile et secteur), si possible
peu bruyant. Si vous le prenez en location, n'hésitez
pas à le rendre s'il ne vous convient pas,
il en existe diverses marques à la location.
Enfin, de nombreux fabriquants vendent en pharmacie,
ou en magasin de puériculture.
- un enfant aîné, qui peut participer
en tétant avec toute sa vigueur, et qui stimulera
efficacement les seins.
- le compagnon peut lui même téter
les seins, il y a des témoignages de papas
qui ont relancé la lactation de leur compagne
après une séparation mère/enfant
par exemple. c'est vrai que c'est choquant de prime
abord, de dire que le papa peut téter les
seins de la maman; mais cela a été
fait, cela est fait parfois... il faut le mentionner,
à chaque couple de choisir; il y a plusieurs
solutions possibles!!
Quelques
idées vraies/fausses
- "Mettez votre bébé
au sein, et vous aurez du lait".
De mon avis de quelqu'un qui a quand même
vécu une relactation, je peux vous dire que
c'est vrai, mais aussi que c'est faux: Mes
enfants ont passé des heures au sein, ils
tétaient, mais le lait ne venait pas. Parce
que si mes enfants tétaient, ils ne stimulaient
pas le sein dans le but d'avoir du lait. Ils tétaient
pour le plaisir, sachant qu'ils auraient du lait
soit au DAL, soit au biberon. C'est vrai qu'ils
étaient intelligents; mais tous les enfants
sont pareils..... s'ils savent qu'ils vont recevoir
un complément ou un biberon/dal, ils vont
au sein pour le plaisir, le relationnel, l'assouvissement
de leur succion: mais ils ne stimulent pas, ils
ne commandent pas la sécrétion lactée;
- Le sein ne fabrique pas tout le repas
d'un seul coup!! Autre point essentiel,
qui m'a beaucoup retardée, entre autres lorsque
je prenais un peu de temps pour tirer mon lait au
tire-lait (afin de stimuler les seins): une
fois le sein vidé, j'imaginais qu'il n'y
avait plus rien. Je manquais de l'information
essentielle dont vous, maintenant, disposez, et
qui vous aidera:
bébé vide le sein; puis il tète
mais à vide et pendant ce temps, il passe
commande au sein de ce qu'il veut pour le prochain
flux; un flux de lait gonfle (plus ou moins fortement)
la poitrine, bébé boit et vide le
sein; puis il tète mais à vide,
et pendant ce temps, il passe commande ... pour
le prochain flux.
Comme j'ai beaucoup vécu avec ma montre
juste après la réussite de ma relactation,
j'ai donc finalement compris que mes bébés,
qui avaient faim, vidaient le sein, tétaient
à vide pendant dix minutes, laps de temps
au bout duquel mon sein se remplissait à
nouveau; le sein était vidé, puis
tétée à vide, et dix minutes
plus tard, un nouveau flux apparaissait. Il fallait
parfois un dernier flux pour apaiser la faim de
chaque bébé.
mon erreur venait du fait que avant d'arrêter
temporairement l'allaitement, un sein suffisait
à apaiser la faim d'un bébé,
chaque sein était vidé d'une traite
et avait suffit pour les câler chacun jusqu'à
la tétée suivante; Donc dans mon
esprit, que le sein se remplisse au fûr
et à mesure entre deux tétées,
ou qu'il subisse une montée de lait avant
la tétée, pour moi le sein se remplissait
un bon coup. Or c'est faux, archi-faux, le sein
fabrique des flux de lait au cours de la tétée,
pour peu qu'il soit stimulé bien sûr;
Ne croyez pas que je sois seule à commettre
cette erreur; j'ai récemment eu l'occasion
d'aider une maman (dont j'espère qu'elle
vivra la même réussite que moi) et
elle pensait la même chose que moi.
- "Laissez votre montre au vestiaire"
C'est impossible. "On" est axé
sur la montre. "On" est axé sur
les quantités. Et on y reste au moins tant
que l'on est pas à 50% de l'objectif. Jamais
je ne pourrais jeter la pierre à la maman
qui regarde sa montre, j'ai vécu moi-même
pareil événement!
C'est difficile. On ne veut pas s'exposer aux réflexions
du type "ben on te l'avait dit que t'aurais
pas assez de lait et que relacter c'est pas possible",
"et bien arrête, prends du guiguilait,
regarde le fils de la voisine, ça lui réussit,
le guiguilait".
Surtout si on n'est pas comprise. Reste une amie,
confidente, dont on sait qu'elle sera une
aide précieuse, pourquoi pas celle
qui viendra nous tenir compagnie, et surtout, qui
nous débarrassera une heure ou deux des bébés,
le temps pour nous de dormir dans le calme absolu.
On est fatiguée, parce qu'on est jeune mère.
On est fatiguée parce qu'on a des jumeaux.
On est fatiguée parce qu'on est un peu (ou
plus) perdue dans la relactation. Et bien
on a le droit d'être fatiguée,
et si votre entourage trouve anormal que vous ne
puissiez gérer votre intérieur et
vos enfants, ne vous laissez pas faire (ou laissez
dire, si vous le préférez). Ces réflexions
émanent souvent de personnes qui n'ont pas
élevé d'enfant depuis très
longtemps, qui ne se rappellent plus trop leurs
propres nuits blanches. Elles oublient peut-être
que leur maman était là pour donner
un coup de balai, pour certaines....
Contactez-moi, le cas échéant!
La relactation partielle ou totale nécessite
des conseils techniques et un soutien moral (association,
amie...); relancer un peu sa sécrétion
lactée est facile en supprimant les compléments
et rien d'autres; plus il faut relancer la sécrétion
lactée et plus il est préférable
d'avoir lu les différents cas réels
que je vous propose en ligne (imaginez que les cas
en ligne ne représent même pas 10% des
cas réels auxquels j'ai répondu, que
cela vous encourage sur la voie); la relactation totale
est parfaitement possible mais il faut un soutien
moral fort en plus des programmes techniques, et là
oui je parle de programme. |