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la maman hospitalisée et son allaitement...

Dans de très rares cas, il faut procéder à un micro-sevrage de l'enfant; le mieux est encore de pouvoir disposer d'un peu de temps pour faire une banque de lait, qui servira à nourrir l'enfant durant l'hospitalisation de la mère; l'idéal est de savoir si la maman recevra des anesthésiques, lesquels, car le délai est assez court avant de pouvoir reprendre l'allaitement;

Le tout, sera dans la proximité mère-enfant;

Bonjour,

Je suis le papa d'un petit Maxime de 3 mois, nourri au sein. La semaine dernière, sa maman a due être opérée pour une ablation de la vésicule biliaire. Je viens ici vous raconter comment nous avons réussi à ne pas interrompre l'allaitement.

Cette intervention n'a pas été faite en urgence et nous avons pu nous y préparer. Nous avons tout d'abord beaucoup craint de ne pas trouver un chirurgien et surtout un anesthésiste acceptant le principe d'une tétée dés le retour du bloc. Par chance nous avons rencontré des praticiens jeunes, qui ont acceptés d'en tenir compte pour l'anesthésie, puis de modifier les
produits anti-douleurs habituellement utilisés, afin de prévenir les éventuels effets secondaires sur notre bébé.
Par précaution supplémentaire (le petit tétant actuellement environ toutes les 3 à 4 heures en journée), sa maman avait tiré plusieurs biberons de son lait, dans les semaines précédentes, plaçant au fur et à mesure ceux-ci au congélateur. Nous étions également soutenus par notre pédiatre, fervent adepte de l'allaitement.

Ceci paraît simple. Il faut pourtant dire qu'au cours des crises de calculs biliaires qui ont abouti à la décision d'opérer, nous avons été amenés à rencontrer plusieurs praticiens pour qui, la seule idée de ne pas interrompre l'allaitement dans de telles circonstances était pure folie,
voire intentionnellement criminel envers le petit.

Nous voilà donc arrivés à la clinique avec tout le barda pour vivre 3 jours
avec notre bébé. Stupéfaction des infirmières et aides soignantes qui
n'avaient jamais vu ça. Elles ont été extrêmement bienveillantes et bébé
fut la mascotte du service.

Entre la dernière tétée avant le départ au bloc et le retour de la salle de réveil, plus de 5 heures se sont écoulées. Bébé eut faim bien entendu. Ravi d'avoir un biberon de lait maternel sous la main, je le lui donne donc.
Mais, rien à faire, bébé n'a jamais vu de tétine et ne s'en laisse pas compter. J'essaye alors avec un gobelet "bec de canard", sans plus de résultat. Maxime avait décidé d'attendre sa maman un point c'est tout. La maman revient donc, dans l'état post-anesthésique que l'on connaît, et je tient mon petit à bout de bras contre le sein. Et le voilà parti pour une longue tétée, tout naturellement.

Je tiens à témoigner que l'infime quantité de produits anesthésiques susceptible de passer dans le lait ne l'a pas le moins du monde endormi.
Mieux encore : la nuit venue, les douleurs post-opératoires de sa maman devenant intolérables, elle reçue une injection de morphine. Si elle a peut-être vu des éléphants roses, je peux dire ici que les tétées ont
continuées et que bébé n'a rien ressenti de particulier.

J'ai ainsi passer trois jours, dormant sur place, à m'occuper de mon petit, pour qu'il puisse continuer ce sublime contact avec sa maman. J'ai par là-même vécu de magnifiques heures avec mon bébé.

Pour qu'un bébé continue de téter en de pareils circonstances, il faut imposer son désir fortement, être sûr que continuer l'allaitement est toujours plus bénéfique que d'éventuels effets secondaires, et enfin que le papa se rende disponible.

Amicalement,

Jérôme

Bonjour et merci pour votre soutien
Vous avez bien entendu mon autorisation pour publier cet article sur votre site.
Cordialement

Jérôme

Quelques réponses personnalisées

soft-cup dès la naissance même prématurée pour nourrir l'enfant qui ne peut avoir le sein de maman

La soft-cup de Medela, que nous présentons dans l'espace association (tarifs, caractéristiques), dès la naissance même prématurée pour nourrir l'enfant qui ne peut avoir le sein de maman

 

Pour aborder vos autres questions:

Je dois me faire prochainement opérer (abdominoplastie) est-il possible de reprendre ensuite l'allaitement ? Psychologiquement j'ai besoin de cette opération pour à nouveau me sentir femme.

normalement, pour vous donner un exemple:
la femme qui vient d'avoir une césarienne avec anesthésie générale, peut allaiter, dès qu'elle est réveillée...

En général les produits utilisés pour une anesthésie générale passent peu de temps dans le sang et comme le lait se compose .. des composants présents dans le sang à ce moment-là, dès que le produit n'est plus dans le sang, il ne risque plus de passer dans le lait, puisque absent du sang..... ,vous pourriez allaiter dès que vous serez assez réveillée pour la mise au sein;

...

Sinon, il suffit de demander au médecin anesthésiste: dans combien de temps aurais-je éliminé toute substance de mon sang, s'il vous répond 3h, normalement 3h après la dernière administration, vous devriez pouvoir reprendre l'allaitement;

Vous pourriez éventuellement faire une mini-banque de lait pour vos enfants pour le jour de l'intervention pour le "petit-déjeuner"; car j'imagine, ayant allaité au long cours aussi, vos enfants mangent également des solides;

Le plus important, sera de bien dire aux enfants où vous allez, "pourquoi mais très simplifié", peut-être en évitant de dire que votre peau est distendue à cause de votre grossesse gémellaire, ce sera sans doute (mais vous verrez) un sujet à ne pas aborder!! j'ai beaucoup souffert personnellement, de ce que ma propre mère ne pouvait plus supporter l'odeur de lavande "à cause de moi quand elle m'attendait"; maintenant, je pense que chacun choisit s'il le dit, et surtout: comment il le dit :-))
On se tient au courant de tout?? et mille excuses pour notre retard!


Amicalement,

Françoise Coudray
Présidente de l'ADJ+
(Allaitement Des Jumeaux et Plus)

Bonsoir,
J'aimerai me faire opérer de ma myopie et je voulais savoir si cette opération sous anesthésie locale, au laser, était une contre indication a l'allaitement. Je précise que je dois mettre du Skiacol (c'est un
collyre), 15 jours avant l'opération. L'ophtalmo, après m'avoir dit "mais de toute façon vous allez bientôt arrêter d'allaiter !" ( c'est fou quand même cette façon qu'ont les gens de prendre les décision à votre place!)
, m'a répondu qu'il ne pensait pas que ça pose un problème ?

normalement, pour une anesthésie locale, on ne craint pas de passage dans le lait maternel et ne nécessite pas d'arrêt de l'allaitement;

qu'y a-t-il dans le collyre?
j'ai plutôt des anesthésiques dentaires en données:
par exemple La lidocaïne est rapidement métabolisée. Les auteurs d'études médicalent concluent qu'une mère recevant de la lidocaïne par voie parentérale, ou comme anesthésique local pour des soins dentaires, peut continuer à allaiter.
Quant au taux lacté de bupivacaïne dans une étude, il était inférieur
au seuil de détection ou très bas lorsqu'il a été recherché dans le lait 2
et 48 heures après l'utilisation de cette molécule pour une péridurale. Les auteurs concluent donc qu'elle peut être utilisée pendant l'allaitement.

je m'absente durant le week-end, mais votre praticien peut contacter un
centre de pharmacovigilance, dont celui de Robert Debré, coordonnées sur le site, espace praticiens
Amicalement,

Françoise Coudray
Présidente de l'ADJ+
(Allaitement Des Jumeaux et Plus)

Réponse personnalisée

il faudrait que j'aille chez le dentiste, une ou des caries se profilent à l'horizon... mais j'ai peur des produits anesthésiants par rapport à l'allaitement. Est-ce-que cela ne craint pas?

quel est le produit à employer et à quelle dose? quelle est sa demi-vie? (disparition de la moitié de la quantité) taille des molécules? (passent-elles la barrière de la cellule?); le mieux est que le médecin contacte le centre de pharmaco-vigilance le plus proche, plutôt que son vidal, pour avoir la réponse. Coordonnées sur le site, espace praticiens

Edition mise à jour: 01.02.2005