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Digestion des aliments ingérés par la mère et passage dans le lait (un peu technique)

(A la base du lait maternel, la digestion des aliments ingérés par la mère; synthétiser du lait maternel, nécessite de l'énergie; y a-t-il des aliments à éviter?

Peut-on avoir un lait pas assez riche?

Article Jumeaux-Infos complété!

repartant de mon article paru dans "Jumeaux-infos- magazine" de juin 2001, j'ai ajouté des commentaires, des renseignements techniques qui par manque de place, ne pouvaient être inclus dans la chronique.

On dit que l'allaitement réclame une alimentation particulière. Mais en fait, à quelques éléments près, "Tous les principes applicables à la femme enceinte le sont lors de l'allaitement." (1)


"Tous les principes applicables à la femme enceinte le sont lors de l'allaitement. Elle ne donne plus la nourriture de manière interne [par voie ombilicale] mais de manière externe par l'intermédiaire du lait qu'elle fabrique.

On peut signaler que la ration doit être augmentée de 600 calories par jour [pour un enfant]. Elle doit donc manger plus."

(extrait de Maigrir, les recettes de bon sens et l'expérience d'un médecin généraliste, Dr Jean-Bernard Mallet- Marabout, j'ai ajouté les précisions entre crochets);

Ainsi paradoxalement, c'est dans un livre de régimes amaigrissants, un vieux bouquin acheté il y a bien longtemps, qui a pour avantage de montrer les plus et les moins de tous les régimes qui reviennent tous les ans (le holliwoodien, le frugivien....) que j'ai trouvé cette phrase; L' avantage de ce livre également, est de donner des tables d'équivalences caloriques.... et de parler, de mentionner, la femme allaitante.


Car le lait maternel, qu'est-ce que c'est?

Pour le comprendre, il faut aller "un cran au-dessus"; c'est à dire AVANT de synthétiser du lait, ou de fabriquer du lait:

En fait, tout ce que nous mangeons est transformé au cours de notre digestion, la digestion est même appelée SIMPLIFICATION MOLECULAIRE.

Tout , nous même, notre alimentation, les montagnes, tout, nous ne sommes que des tas d'atomes, reliés en molécules, plus ou moins grosses; et oui, tant pis pour la poésie. Notre alimentation est donc composée de molécules variées, de lipides de protéines de glucides, de vitamines, de sels minéraux.


Notre corps va ingérer tout cela , et en faire profiter les cellules qui constituent notre corps, et ce qui n'aura pas été utilisé par notre organisme (pour nous tenir à bonne température, pour nous mouvoir, pour digérer..... etc) tout l'excédent, tout ce qui sera en trop: sera stocké sous forme de graisse dans nos adipocytes (adipocyte: cellule- zone de stockage de graisse) ou sera éliminé à l'issue (urine fécès).


Mais dans l'intervalle, les haricots verts ne baladent pas dans nos cellules tels que;
les morceaux de viande de veau ne baladent pas dans nos cellules ni dans notre système vasculaire.....


Ils ont été transformés, ils ont été simplifiés;

toutes les grosses molécules constituantes de l'aliment ont été coupées et transformées en petites molécules au cours de ce qu'on appelle la digestion.

Et ces petites molécules pourront passer la paroi de l'appareil digestif à diverses étapes. Elles vont pouvoir entreprendre leur voyage (par le sang) pour alimenter nos cellules, et entreprendre aussi leur voyage de nutriments dans la synthétisation du lait maternel. Puisque le lait maternel sera fabriqué à partir des nutriments simplifiés qui ont passé dans notre sang (je n'évoque ici que les aliments).

 

La digestion, c'est cette simplification moléculaire, cette dissociation de grosses molécules en petites molécules, ce coupage de grosses molécules en petites molécules:

Cela commence dès la cavité buccale (bouche) avec l'amylase salivaire, (l'amylase salivaire est une enzyme, dont le rôle est d'hydroliser l'amidon des aliments)

mais cela continue plus loin dans l'appareil digestif, avec des enzymes digestives tels le suc pancréatique.

Les enzymes digestives sont très spécifiques, une enzyme agit sur une substance.

Sur l'amidon, c'est l'amylase;
sur les protéines, ce sont les protéases;
sur les lipides, ce sont les lipases (toujours le suffixe final en "ase").

Et leur rôle est l'hydrolyse. soit de "couper" les molécules.


Dans l'alimentation, nous retrouvons grosso modo: des protéines, des lipides, des glucides. Il s'agit plus généralement d'éléments organiques carbonés combustibles.

Les glucides et lipides sont essentiellement des molécules à base de carbone, hydrogène, oxygène.
les protides contiennent: carbone, hydrogène, oxygène mais aussi azote et soufre.


Ce sont néanmoins des termes bien généralistes.


Prenons les glucides. Ce sont des sucres, soit, mais cela va du sucre des fruits (fructose), à l'amidon, la cellulose de la salade.... mieux encore amusons-nous: glucose, fructose, galactose, lactose, ribose, désoxyribose, saccharose, maltose, glycogène! et insuline.


Mais encore prenons les protéines; cela va du steak de boeuf (le plus souvent de la vache laitière en fin de course quand elle n'est plus rentable pour son lait, à l'exception de la race à viande), à l'albumine du blanc d'oeuf.... aux protéines qui nous constituent.

Mangez un steak de boeuf. La viande, les protéines, sont des protéines de vache. Mais ce ne sont pas "des protéines de vache" qui vont passer dans notre sang, ce sont des acides aminés qui passent dans notre sang. Les acides aminés sont les perles qui constituent le collier, le collier étant la protéine.

Pour que les protéines de vache (par exemple) mangées nous profitent, il va falloir des catalyseurs appelés enzymes qui vont couper les acides aminés qui sont à la base de la protéine . Les acides aminés sont des petites molécules et comme elles ne sont pas spécifiques de l'origine ( bovine ovine avicole poisson etc...) , elles vont passer la barrière digestive du consommateur.

 

De là, une partie va passer dans le réseau vasculaire du consommateur, et pour tout vous dire, les acides aminées non spécifiques vont être "recollées" par des enzymes qui associent les acides aminées... pour les retransformer en protéines spécifiques à la race humaine.


Il reste les lipides. ce sont des corps gras, huile, graisse d'origine animal, d'origine végétale.



De fait les enzymes des sucs digestifs coupent les molécules de nos aliments
en les simplifiant par exemple en sucres simples et non plus complexes, en acides aminés (ex-protéines), en acides gras (ex-lipides). Nos aliments sont transformés, vont pénétrer à différentes étapes, dans notre système vasculaire, et là ils vont prendre le nom de NUTRIMENTS (sans compter les vitamines, les sels minéraux.)



Si on considère que le lait maternel, c'est schématiquement, de l'eau puisée dans notre sang à laquelle s'ajoutent ces nutriments simples ou composés, avec également des molécules aromatiques, on comprend l'importance de notre alimentation (idem pour le foetus nourri via le cordon ombilical).


Il faut donc manger pour nourrir nos cellules, pour les réparer, pour les remplacer, ET/OU pour nourrir "el p'tiot" ou la "pépette" que nous abritons en notre sein (ventre plutôt d'ailleurs) ET/OU pour "enrichir" notre lait.


La Nature est bien faite, si on pouvait d'ailleurs la respecter un peu dans le sens où elle met à notre disposition des éléments qui sont la meilleure façon de vivre et survivre, car ils ont été mis en place naturellement, produits issus d'une sélection naturelle.... enfin ne disgressons pas trop!


Enceinte, bébé profite de notre alimentation et de nos réserves. Enceinte, nous nous préparons une réserve complémentaire.

Une partie des kilos pris pendant ces 9 mois est prévue comme réserve pour l'allaitement;

Comme toute réserve, il s'agit de cellules graisseuses; il va falloir que l'organisme mobilise ces cellules graisseuses par exercice physique, par travail, par synthétisation du lait maternel.

 

Le saviez-vous? quand on allaite, on utilise de l'énergie.

Tout comme on utilise de l'énergie quand on repasse, quand on court, quand on fait du sport.... par études moyennes, on calcule que l'allaitement d'un bébé représente une dépense de 500 à 600 kcal par jour. Ca ne muscle pas les fessiers, mais élimine la culotte de cheval, la cellulite (et remet très vite l'utérus en place).

donc notre corps puise dans ces réserves, transformant les graisses stockées dans nos cellules de stockage de la graisse (les adipocytes) en nutriments pour le lait maternel. Si nous mangions moins qu'il ne faille, normalement, notre corps ira puiser dans nos réserves anté-grossesse (culotte de cheval par exemple). Mais attention: s'il y a fatigue, malaises, grosse fatigue, il convient de revoir sa ration calorique quotidienne vers l'augmentation. Des aliments très riches sous forme de collation conviendront, outre une balance d'aliments correcte (bon dosage lipides, glucides, protéines etc..)


L'idéal, au moins les premières semaines d'allaitement, est de suivre les bases alimentaires de notre [fin de] grossesse, avec un diététicien, qui saura vous faire des propositions adaptées en fonction de vos besoins, et habitudes alimentaires. Mais supprimer charcuteries et pâtisseries, faire de la marche à pied, devrait permettre un amincissement très progressif et sans fatigue.


Les mères choisissant d'allaiter longtemps verront leur poids diminuer graduellement et donc durablement, au cours de l'allaitement, puis au sevrage naturel ou induit.

Mon conseil:

ne perdez pas trop de poids les trois premiers mois! Perdre du poids veut dire vider les cellules graisseuses; or les cellules graisseuses de vos hanches, c'est là que vous avez stocké tous les polluants que vous avez accumulés depuis votre propre gestation..... Or les trois premiers mois, le bébé prend énormément de poids et de lait.... donc en ne perdant pas trop de poids les trois premiers mois, vous limitez le risque de passage de polluants, dans votre lait maternel.....

Y a-t-il des aliments à éviter?

Il vaut mieux éviter certaines plantes/aromates qui peuvent diminuer la production de lait (menthe, sauge, persil, réglisse, ginseng) que se priver d'aliments, de manière générale.

 

DANS L'ABSOLU: ABSOLUMENT AUCUN. APRES TOUT EST QUESTION DE SI VOS BEBES "REAGISSENT" OU NON. IL PEUT ALORS S'AGIR:

  • d'une question de dose;
  • Je mange 2 louches de chou-fleur; mon bébé va bien ; je mange 4 louches de chou-fleur mon bébé a mal au ventre ==> je passe à 2 et je verrais à tenter les 3 louches dans 2-3 mois;....
  • d'une question d'intolérance, ou d'allergie
  • c'est là où l'on trouve des coliques et érythèmes fessiers par exemple, qui n'ont pas été corrigés avec l'optimisation de votre façon d'allaiter (notamment, bien avoir fini le premier sein avant d'être passé éventuellement au second sein).

En fait, les saveurs de nos aliments sont parvenues à nos enfants durant leur gestation; durant neuf mois environ, les substances qui donnent le goût aux aliments ont transité par le cordon ombilical. Durant l'allaitement, ces substances transitent de l'appareil digestif au lait que nous fabriquons, via le système digestif et vasculaire.

La semaine du goût me fait toujours rigoler! c'est grâce à l'allaitement maternel qu'on parfait le palais de nos enfants! car ils goûtent à tous nos aliments.... la diversification en devient idéale, et leur alimentation future aussi, car elle sera diverse!

Donc a priori, les bébés ayant "bu" des aliments durant leur gestation supporteront ces mêmes aliments après leur naissance; c'est pourquoi il ne faut pas forcément se priver de ce qui peut avoir un goût prononcé comme les choux, les sauces soja. sauf si l'enfant réagit par des gaz, des ballonnements.

Si l'enfant répond par des gaz, des ballonnements, qu'il n'est pas bien, là il convient d'attendre quelques semaines (le temps que l'appareil digestif du bébé soit un peu plus mature) pour faire une nouvelle tentative. Ou bien faut-il simplement DIMINUER la quantité de l'aliment incriminé, parfois, 1 louche ça passe, alors que 2 ça casse.....

Il arrive rarement qu'un enfant fasse la grève de la tétée à cause du mauvais goût du lait (on parle "goût", pas qualité). J'ai néanmoins noté un cas avec des asperges, un refus total de téter; la maman a donné le sein plusieurs fois de suite au jumeau qui n'a pas réagi au goût, puis elle a tiré son lait encore, avant de re-proposer le sein. Dans le cas de l'asperge, il faut éliminer l'acide urique, il peut donc convenir de bien boire temporairement pour éliminer.

Produits laitiers attention:

L'appareil digestif de l'enfant est vraiment mature après l'âge de six mois. Certains bébés réagissent à la protéine de lait de vache ingérée par la mère (qui se nourrit de yaourt, de lait, de fromages). Les réactions de l'enfant sont typiques: gaz, "coliques", selles liquides, parfois tournant sur le vert. Il convient de supprimer ou fortement diminuer toute source lactée de la vache (et remplacer les produits par du fromage de brebis, de chèvre.. ) voire également de consommer du pain complet (et non "blanc"), diminuer certains aliments comme les jus de fruits. Et de mois en mois, faire une tentative de réintroduction de l'aliment évicté.

Mais je suis un peu particulière. Avant d'incriminer les produits laitiers, je regarde toujours la façon d'allaiter de la mère. En effet, on retrouve certains symptômes dans:

  • trop de lait de début de tétée et pas assez de lait de fin de tétée, ce qui signfiie que l'enfant prend les deux seins, et qu'il passe au deuxième sein trop tôt, AVANT que le premier sein ne soit bien souple.

Parfois on me demande dans combien de temps tel aliment sera dans le lait maternel?

Je ne sais pas dire, il faudrait un tableau des aliments avec leur temps de digestion.... certains aliments passent tout de suite dans le sang (bon okay, l'alcool n'est pas un aliment mauvais exemple!) et d'autres nécessitent 24h....

Mangez du saumon quand vous allaitez!

  • Le lait maternel optimise le développement de tous les systèmes du bébé (système organique, nerveux, immunitaire etc...); et il y a les acides gras essentiels polyinsaturés qui favorise le bon développement du cerveau; on a trouvé et scientifiquement prouvé, de façon EPIDEMIOLOGIQUEMENT FIABLE, que le lait maternel à lui tout seul, et l'allaitement au sein globalement, offre des points de Quotien Intellectuel supplémentaires, de ceux qui font la différence dans la vie "plus tard", même en faisant abstractions des biais possibles.
  • D'ailleurs, à force que ça soit publié, les "nestlé-danone-etc" ont sorti leurs laits aux acides gras essentiels pour que bébé soit plus intelligent (et certaines pubs montrent des parents franchement pas nets)
  • mais eux n'ont pas beaucoup d'années de recul.....
  • leurs acides gras essentiels proviennent de production massive d'additifs via huiles de poisson, jaunes d’œuf, huile d’oenothère biennale, micro-algues et sources fongiques,
  • les essais cliniques n’auraient pas réussi à montré d’efficacité en termes de développement mental et moteur amélioré, avec peu de preuves allant dans le sens d’effets bénéfiques de l’ajout de DHA/AA dans les laits infantiles en matière de développement visuel ou général (Simmer, 2003 ;Wright et al., 2006)
  • Si vous mangez des poissons gras, vous allez faire encore + sauter la barraque! car les acides gras essentiels se trouvent dedans (saumon thon par exemple)

j'espère que ce dossier volontairement technique mais humouristique vous a plu et intéressés. Il se complètera au fûr et à mesure....

 

Peut-on avoir un lait pas assez riche?

Pendant des années, des femmes ont passé des analyses de lait, et se trouvaient avec un résultat: lait pas assez riche, que de l'eau et des vitamines. Mais faisaient-elles un recueil correct?

Le lait maternel change de composition au fil de la tétée; or une tétée, c'est une alternance toute naturelle de flux, en alternance avec des moments où le lait ne coule pas; d'ailleurs, si vous regardez attentivement votre bébé au sein, il n'a pas tout le temps la même succion; il prend le sein en bouche, tète avec des petits mouvements très rapides, puis le lait jaillit et il fait des mouvements amples et plus lents; puis le flux semble se tarir et le bébé (qui n'a jamais connu de biberon comme dispositif quelqu'en soit le contenu) va se remettre à téter très vite avec de petits mouvements, il va passer commande du flux suivant, qui jaillit enfin, l'enfant re-tète avec de grands mouvements amples et plus lents.... etc....

Au fil de la tétée, le lait s'enrichit; ce qui était un lait contenant essentiellement de l'eau et des vitamines s'enrichit au fil de la tétée, au fil des flux, de protéines et tout un tas de composants, pour "finir" en étant très riche en graisses....

Vous comprenez donc bien, que si votre lait doit être analysé en qualité, il faudra vider vos seins et recueillir au moins 3 ou 4 flux si ce n'estplus, pour avoir une analyse qualitative.... de qualité;

CEPENDANT CERTAINS TYPES D'ALIMENTATION PEUVENT JOUER SUR LA RICHESSE DE VOTRE LAIT;

La plus notable, est chez la mère végétalienne; si elle ne se supplémente pas en vitamine B12, son allaitement court à la catastrophe, ou plutôt: la santé du bébé allaité; son enfant ne pourra croître et grossir normalement;

L'autre élément, c'est la mère végétalienne sans l'être; philosophiquement, elle n'est pas végétalienne, mais ne mange ni viande ni poisson ni oeuf; là encore, supplémentation obligatoire, pour ne pas courir au marasme de son enfant allaité;

Le tabagisme joue négativement sur les graisses du lait (et sur l'éjection); analogie, l'alcool joue négativement sur l'éjection.

 

Les graisses de votre alimentation: vous pouvez éventuellement jouer sur la qualité des graisses de votre lait maternel: vous pouvez l'optimiser si vous privilégiez les graisses polyinsaturés, par contre votre lait contiendra + de graisses saturées si vous privilégiez les graisses saturées dans votre alimentation; limitez nettement les graisses saturées et les acides gras trans; SACHEZ QUE L'ON DEVRAIT TOUJOURS privilégier les graisses polyinsaturées! c'est meilleur pour votre santé, et pour celle de votre bébé. Par contre la valeur calorique ne variera pas, ce sera uniquement la composition graisseuse qui pourra être modifiée.

Si votre régime alimentaire (ou façon de vous alimenter, dans "régime" ne voyez pas forcément régime amaigrissant), si votre façon de vous alimenter est très pauvre en graisses, vous risquez d'avoir un lait peu nourrissant;

Si vous abusez de la vitamine B6 vous pouvez diminuer votre taux de prolactine, et donc c'est pas bon pour allaiter copieusement votre bébé;

Vous avez subi et avez actuellement en place un anneau gastrique ou ce type de "pontage" gastrique; vous DEVEZ prendre vos vitamines, sinon votre lait ne sera pas riche....

Si vous avez un antécédent de trouble alimentaire, ou un trouble alimentaire actuellement, je vous suggère d'en discuter avec une consultante en lactation IBCLC, et un médecin, lequel verra à vous supplémenter et à réaliser une anayse de sang (à vous) pour connaître votre statut.

J'ai reçu en consultation des mamans, dont l'enfant ne prenait pas de poids; qui étaient passées entre les mains de sage-femme, d'association, qui n'avaient "rien vu"; ce n'est pas la peine de tirer son lait si on a une chirurgie gastrique et qu'on ne prend pas ses vitamines, ou si l'on a traversé des troubles alimentaires très longtemps et "encore récemment";

Le tabac jouerait négativement sur les graisses; notamment des teneurs totales en lipides qui sont inférieures lorsqu'on fume, et une teneur en acide docosahexaénoïque qui est inférieure or ça c'est dommage, pour l'excellente optimisation du système cérébral du nourrisson, c'est dommage de le priver (Agostini et al., 2003 ; Hopkinson et al., 1992).

 

BREF mangez de tout, de façon équilibrée; voyez à diminuer les rations d'aliments qui font réellement "péter" vos bébés.... privilégiez les sucres lents, les légumineuses, ne vous restreignez pas sur les graisses, privilégiez les graisses polyinsaturés... profitez des poissons gras.... mangez de la viande, des oeufs, du poisson.... consultez un médecin pour une supplémentation si vous avez des troubles alimentaires, des évictions totales....

 

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