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Joyeux Noël

L'ADJ+ vous souhaite un Joyeux Noël!

MOTILIUM....


 
 

2011: notre Expo photos Le Mur du Sein a 10 ans ;
J'ai 5 ans de certification IBCLC
2009 : L'ADJ+ est officialisée depuis 10 ans


 
 

PROCHAINEMENT, une journée du type de celle du 8 mars!


 

Journée d’information continue Positionnement, prise en bouche, succion – la fin des crevasses Une crevasse, d’où vient-elle, comment y remédier

 

 

Depuis le 1er trimestre 2006: l'ADJ+ est devenu organisme de formation; nous pouvons organiser des sessions de 2 jours, 5 jours ...en vos locaux, ou dans un parc situé en Auvergne. Merci de nous contacter pour évaluer vos besoins - exemple: anatomie, physiologie du sein, mamelons douloureux, seins douloureux, enfants à problème, allaitement et pathologies chez la mère ou l'enfant etc.

Pour vous former: une consultante en lactation IBCLC disposant de 8000h de formation et pratique, qui est également formatrice d'adultes; l'organisme fait appel à d'autres personnes:

  • un membre de notre équipe, titulaire du DU lactation humaine et médecin,

  • et des consultantes et à spécialisées en fonction des modules. (pharmacologie par exemple)

 
 

L'espace allaitement peut donner de nombreuses informations grand public mais de qualité et qui vous apprendront bien des éléments;

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  Dr Newman pédiatre a réalisé différents feuillets pour praticiens et grand public
 
1. Le bon départ.
2. Les coliques du bébé allaité
3. Les mamelons douloureux
4. Mon bébé reçoit-il assez de lait?
5. Utilisation dispositif d'aide à la lactation (DAL)
6. Utilisation du violet de gentiane (candidose)
7. Allaitement et jaunisse
8. Alimentation au doigt
9 a. Vous pouvez encore allaiter
9 b : Médicaments et allaitement
10. Les autres aliments
11. Quelques mythes
12. D'autres mythes
13. Encore d'autres mythes
14. Toujours d'autres mythes
15. Compression du sein
16. Commencer l'alimentation solide
17. Comment nourrir le bébé quand la mère travaille hors de la maison
18. Comment savoir qu'un professionnel ne soutient pas l'allaitement
19. Dompéridone - induire une sécrétion lactée
20. Flucanazole (Diflucan) (candidose)
21. Allaitement d'un bambin
22. Canaux bouchés et mastites
23. Allaiter un bébé adopté
24. Traitements de problèmes
25. Risques de l'alimentation artificielle (références scientifiques)
26. Culpabilité et allaitement.
     
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  Trève de Noël, seules les patientes en cabinet et les adhérentes pourront me joindre sur mon cellulaire du 22/12 au 07/01 2016
   

 


 

 

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 Médicaments et allaitement Feuillet n°9 bis
Médicaments et allaitement
Introduction
Depuis des années, beaucoup trop de femmes se sont fait conseiller, à tort, de cesser d'allaiter. Si la mère doit prendre un médicament, par exemple, la décision de poursuivre l'allaitement se fonde sur bien d'autres facteurs que sur la présence éventuelle du médicament dans le lait maternel. Il faut aussi tenir compte des risques que le lait industriel représente pour le bébé, pour la mère, pour la famille ainsi que pour la société. Et le fait de ne pas allaiter présente tellement de risques que la question se résume ainsi : Est-ce que la faible quantité de médicament excrétée dans le lait rend vraiment l'allaitement plus dangereux que l'alimentation au lait industriel ? La réponse: Presque jamais. La présence d'une faible dose de médicament dans le lait maternel est presque toujours sans danger. En d'autres termes, la prudence recommande de continuer à allaiter, et non d'arrêter.
Il ne faut pas oublier que suspendre l'allaitement pendant une semaine peut causer un sevrage définitif car le bébé pourrait ne plus jamais vouloir prendre le sein. Il faut aussi se souvenir que certains bébés refusent totalement le biberon; une interruption de l'allaitement sera non seulement injustifiée, elle sera aussi difficile à mettre en pratique. S'il est facile de conseiller à la mère de tirer son lait quand elle n'allaite pas, cela ne sera pas toujours évident pour la mère, qui pourra se retrouver avec un engorgement douloureux.
Les médicaments et la mère qui allaite
 La plupart des médicaments se retrouvent dans le lait, mais en faibles quantités. Bien que quelques rares médicaments puissent, même en très petites doses, causer des problèmes chez le nourrisson, ce n'est pas le cas de la grande majorité d'entre eux. Les mères à qui l'on conseille de cesser d'allaiter pour prendre un médicament doivent demander à leur médecin de s'assurer que sa recommandation se fonde sur des sources fiables, ou de leur prescrire un autre médicament compatible avec l'allaitement. Actuellement, il est facile de trouver un autre traitement. Si le médecin se montre peu compréhensif, la mère devrait demander l'avis d'un autre médecin, et non cesser d'allaiter.
Pourquoi la plupart des médicaments se retrouvent-ils dans le lait en si faibles quantités? Parce que l'excrétion dans le lait dépend de la concentration dans le sang de la mère et que cette concentration plasmatique se mesure souvent en microgrammes ou même en nanogrammes par millilitre (des millionnièmes ou des milliardièmes de gramme), alors que la mère en ingère des milligrammes (millièmes de gramme) ou des grammes. De plus, ce n'est pas toute la concentration plasmatique qui est excrétée dans le lait. Beaucoup de médicaments sont presque complètement liés aux protéines du sang de la mère. Par conséquent, l'enfant ne reçoit pas autant de médicament que la mère et presque toujours beaucoup, beaucoup moins, proportionnellement. Ainsi, dans une étude sur la paroxétine (Paxil), comparativement à sa mère, le bébé recevait moins de 0,3% du médicament pour chaque kilogramme (la mère absorbait 300 microgrammes par kg par jour et le bébé, 1 microgramme par kg par jour).
La plupart des médicaments sont compatibles avec l'allaitement si :
 · Ils sont couramment prescrits à des nourrissons. La quantité présente dans le lait maternel sera très inférieure à celle que recevrait le bébé s'il était lui-même traité.
· Ils sont jugés utilisables pendant la grossesse. Ce n'est toutefois pas toujours vrai, puisque pendant la grossesse, le foie et les reins de la mère peuvent éliminer le médicament pour le f?tus. Il est théoriquement possible (mais probablement rare) qu'une accumulation du médicament se produise pendant l'allaitement alors que ce ne serait pas le cas pendant la grossesse. Si l'on craint toutefois la simple exposition à un médicament, comme un antidépresseur, rappelons que pendant sa vie utérine, le bébé reçoit des doses nettement plus élevées, à une étape de son développement où il est en outre plus vulnérable.
· Ils ne sont pas absorbés dans l'estomac ou l'intestin. C'est le cas de nombreux médicaments injectés (mais pas de tous), comme la gentamicine (et les autres antibiotiques de la même famille), l'héparine, l'interféron, les anesthésiques locaux, l'ompérazole.
· Ils ne sont pas excrétés dans le lait. Certaines molécules sont tout simplement trop volumineuses pour cela : héparine, interféron, insuline.
Voici des produits courants qui sont en général compatibles avec l'allaitement :
Le paracétamol (ou acétaminophène), l'alcool (en quantité raisonnable), l'acide acétylsalicylique ou aspirine (la posologie habituelle, pour une courte période), la plupart des anti-épileptiques et des anti-hypertenseurs, la tétracycline, la codéine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l'ibuprofène, la prednisone, la thyroxine, le propylthiouracile (PTU), la warfarine, les antidépresseurs tricycliques, la sertraline (Zoloft), la paroxétine (Paxil), d'autres antidépresseurs, le métronidazole (Flagyl) , l'ompérazole (Losec), les pédiculicides à base de perméthrine (Nix, Kwellada).
Nota : Habituellement sans toxicité, la fluoxétine (Prozac) a une très longue demi-vie (elle reste très longtemps dans le corps). Un bébé né d'une mère traitée pendant sa grossesse aura accumulé dans son organisme une quantité importante de fluoxétine, à laquelle viendront s'ajouter les faibles quantités absorbées avec le lait maternel; l'accumulation pourrait être suffisante pour causer des effets secondaires. C'est rare, mais c'est arrivé. Dans ce cas, deux possibilités :
1. Arrêter le traitement à la fluoxétine pendant les 4 à 8 dernières semaines de la grossesse. Cela permettra l'élimination de la fluoxétine du corps de la mère et de celui du bébé. Après la naissance, la mère pourra reprendre de la fluoxétine, la quantité présente dans le lait étant trop faible pour susciter des problèmes.
2. S'il n'est pas possible d'arrêter le traitement à la fluoxétine pendant la grossesse, on peut en général prendre après l'accouchement un autre médicament dont le passage lacté est faible. La sertraline (Zoloft) et la paroxétine (Paxil) sont deux bons choix.
Les médicaments appliqués sur la peau, inhalés (antiasthmatiques) ou utilisés par voie oculaire ou nasale sont presque toujours sans danger pendant l'allaitement.
Les produits employés pour les anesthésies locales ou régionales ne sont pas absorbés par l'estomac du bébé et sont sans danger. Quant aux anesthésiques généraux, seules d'infimes quantités (comme de tout médicament) passent dans le lait et sont peu susceptibles d'avoir des effets sur le bébé. Leur demi-vie est d'ordinaire très courte et leur excrétion, extrêmement rapide. La mère peut allaiter dès son réveil, dès qu'elle se sent prête.
Les vaccins faits à la mère ne nécessitent pas l'interruption de l'allaitement. S'il en passe dans le lait, ils aideront même l'enfant à développer sa propre immunité. En fait, la plupart du temps, ils ne passent pas dans le lait, sauf éventuellement certains vaccins à virus vivant comme celui de la rubéole. C'est un avantage, pas un inconvénient.
Les examens radiographiques habituels ne nécessitent pas d'interruption de l'allaitement, même si un opacifiant est utilisé (urographie intraveineuse, par exemple). L'opacifiant ne passe pas dans le lait, et même s'il le faisait, il ne serait pas absorbé par l'enfant. La situation est la même pour la tomographie et l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Il est inutile d'arrêter l'allaitement, même pour une seconde.
Les produits radioactifs
Nous ne souhaitons pas exposer les bébés à la radioactivité, mais les médecins hésitent rarement à leur faire passer des examens radioactifs. Lorsqu'une mère subit une scintigraphie pulmonaire ou osseuse ou une lymphangiographie, elle est le plus souvent faite avec du technétium (bien que d'autres substances soient utilisées). Le technétium a une demi-vie (le temps nécessaire pour que la moitié du produit soit éliminé) de 6 heures, et après 5 demi-vies, il sera totalement éliminé. Cela signifie qu'au bout de 30 heures la mère pourra reprendre l'allaitement sans le moindre risque. Mais faut-il attendre l'élimination complète du produit? Au bout de 12 heures, 75% du produit est éliminé, et le taux lacté sera très bas. J'estime personnellement que la mère peut continuer à allaiter après la plupart des examens nécessitant un produit radioactif ; mais si la mère et son médecin craignent pour le bébé, suspendre l'allaitement pendant 2 demi-vies est suffisant avec des produits tels que le technétium. Si l'examen est fait pendant les premiers jours qui suivent l'accouchement, le bébé recevra encore moins de produit dans la mesure où la sécrétion lactée est basse. Dans un tel cas, je pense qu'il n'est ni nécessaire ni utile de suspendre l'allaitement : le colostrum est important pour le bébé.
Si une suspension de l'allaitement est jugée souhaitable, la mère pourra tirer son lait à l'avance pour faire des réserves. Il est rare qu'un tel examen soit nécessaire en urgence ; le plus souvent, on peut attendre quelques jours.
Pour la radiographie thyroïdienne, c'est différent. L'iode radioactif se concentre dans le lait, est ingéré par le bébé et s'accumule dans sa thyroïde où il reste longtemps. C'est certainement préoccupant. Faut-il que la mère cesse d'allaiter? Non. Cet examen est en effet souvent facultatif. Chez les mères allaitantes, il sert souvent au diagnostic différentiel de la thyroïdite du post-partum et de la maladie de Graves (goître exophtalmique), alors que d'autres méthodes peuvent être employées. Il faut se renseigner. Au besoin, on peut faire une scintigraphie trhyroïdienne avec du technétium.
Traduction du feuillet n°9a. You Should Continue Breastfeeding (1) Drugs and Breastfeeding
Révisé en janvier 2000, en octobre 2000 pour la version française.
Jack Newman, MD, FCRPC - Pédiatre - Responsable de consultations de lactation - Toronto - Canada
Peut être copié et distribué sans autorisation supplémentaire
   
 

Vous pouvez continuer à allaiter (2)

Maladie chez la mère ou le bébé
Introduction
Depuis des années, beaucoup trop de femmes se sont fait conseiller, à tort, de cesser d'allaiter. Si la mère doit prendre un médicament, par exemple, la décision de poursuivre l'allaitement se fonde sur bien d'autres facteurs que sur la présence éventuelle du médicament dans le lait maternel. Il faut aussi tenir compte des risques que le lait industriel représente pour le bébé, pour la mère, pour la famille ainsi que pour la société. Et le fait de ne pas allaiter présente tellement de risques que la question se résume ainsi : Est-ce que la faible quantité de médicament excrétée dans le lait rend vraiment l'allaitement plus dangereux que l'alimentation au lait industriel ? La réponse: Presque jamais. La présence d'une faible dose de médicament dans le lait maternel est presque toujours sans danger. En d'autres termes, la prudence recommande de continuer à allaiter, et non d'arrêter.
Il ne faut pas oublier que suspendre l'allaitement pendant une semaine peut causer un sevrage définitif car le bébé pourrait ne plus jamais vouloir prendre le sein. Il faut aussi se souvenir que certains bébés refusent totalement le biberon; une interruption de l'allaitement sera non seulement injustifiée, elle sera aussi difficile à mettre en pratique. S'il est facile de conseiller à la mère de tirer son lait quand elle n'allaite pas, cela ne sera pas toujours évident pour la mère, qui pourra se retrouver avec un engorgement douloureux.
Maladie chez la mère
Très peu de maladies de la mère nécessitent une interruption de l'allaitement. C'est particulièrement vrai des maladies infectieuses, soit celles pour lesquelles on dit le plus souvent à la mère d'arrêter d'allaiter. La plupart des infections sont causées par des virus. Dans la majorité des infections virales, la mère est contagieuse avant même de se rendre compte qu'elle est malade. Quand la fièvre (ou le rhume, l'écoulement nasal, la diarrhée, les vomissements, les éruptions cutanées, etc.) se manifeste chez la mère, l'enfant est probablement déjà contaminé. Comme l'allaitement protège le nourrisson contre l'infection, la mère doit poursuivre l'allaitement pour le protéger. Si le bébé tombe malade, ce qui est possible, il le sera moins gravement que s'il n'était plus allaité. Mais souvent, les mères constatent avec joie que leur enfant n'est même pas malade. Il a été protégé par le lait maternel. Les infections bactériennes (comme l'angine à streptocoques) ne posent aucun problème elles non plus. Voir le feuillet 9a pour la poursuite de l'allaitement lorsqu'un traitement est prescrit.
La seule exception, c'est la séropositivité pour le VIH chez la mère. En attendant d'en savoir davantage, on estime qu'une mère séropositive ne devrait pas allaiter, du moins quand les risques associés au lait industriel sont acceptables. Il y a toutefois des circonstances, même dans les pays industrialisés, où les risques associés au non-allaitement sont suffisamment élevés pour que l'allaitement ne soit pas forcément déconseillé. Sur ce sujet, beaucoup de questions sont encore sans réponse. En fait, une étude récente a montré que l'allaitement exclusif protégeait mieux le bébé contre la contamination par le VIH que l'alimentation au lait industriel, et que le risque le plus élevé de transmission verticale était associé à l'allaitement mixte (lait maternel + lait industriel). Ces résultats demandent à être confirmés.
Les anticorps du lait maternel
Certaines mères souffrent de maladies "auto-immunes", comme le purpura thrombopénique idiopathique, les maladies thyroïdiennes auto-immunes, ou de nombreuses autres. Ces maladies se caractérisent par le fait que l'organisme fabrique des anticorps contre ses propres tissus. On a conseillé à certaines mères de cesser d'allaiter parce que ces anticorps passent dans le lait et pourraient rendre leur bébé malade. C'est totalement faux.
La majeure partie des anticorps du lait maternel sont des IgA, des immunoglobulines sécrétoires. Les maladies auto-immunes ne sont pas causées par les IgA. Et même si elles l'étaient, les IgA sécrétoires ne sont pas absorbées par le bébé. Il n'y a donc aucun risque, et la mère peut allaiter.
Les problèmes de sein
· La mastite (infection du sein) ne nécessite pas d'interruption de l'allaitement. En fait, elle guérira plus rapidement si la mère continue à allaiter du côté atteint (voir le feuillet n° 22, Mastites et canaux lactifères bouchés)
· L'abcès du sein ne requiert pas d'interruption de l'allaitement, même du côté atteint. Bien que la chirurgie sur un sein lactant soit plus difficile, ni cette intervention, ni le suivi ne seront réellement facilités par une interruption de l'allaitement, puisque le sein continuera de produire du lait pendant des semaines après cette interruption. En fait, l'engorgement qui surviendra ne fera qu'empirer les choses. Il faut s'assurer que le chirurgien ne fait pas d'incision aux alentours de l'aréole, car cela pourrait abaisser considérablement la sécrétion lactée.
· Un acte chirurgical ne devrait pas nécessiter qu'on interrompe l'allaitement. Cet acte chirurgical est-il réellement nécessaire actuellement ? N'y a-t-il pas un autre traitement envisageable ? Cette masse mammaire doit-elle vraiment être enlevée maintenant, et pas dans un an ? Si oui, il faut s'assurer que l'incision n'est pas effectuée près de l'aréole. La poursuite de l'allaitement est possible immédiatement après l'acte chirurgical, dès que la mère est réveillée. Si, pour une raison ou une autre, il faut suspendre l'allaitement du côté atteint, il faut poursuivre l'allaitement avec l'autre sein. C'est étonnant, mais certains chirurgiens ignorent que le sein non tété va se tarir.
· Les mammographies sont plus difficiles à interpréter chez une mère qui allaite, mais cet examen reste tout de même utile. Là encore, on peut se demander combien de temps il faut attendre avant de pouvoir dire que les seins ne produisent plus de lait. L'évaluation d'une masse pour laquelle l'historique et l'examen clinique n'apportent pas suffisamment de renseignements peut se faire autrement que par la mammographie (par échographie ou par ponction à l'aiguille). Il faut en discuter avec le médecin, en insistant sur l'importance de l'allaitement.
Nouvelle grossesse
Nul besoin de cesser d'allaiter en cas de grossesse. Rien ne prouve que cela nuira à la mère, au f?tus ou au bébé allaité. Si la mère veut arrêter d'allaiter, elle peut prendre son temps et sevrer son bébé en douceur.
Maladie chez le bébé
Il est rare que le sevrage soit nécessaire à cause d'une maladie chez l'enfant. Grâce à l'allaitement, la mère peut réconforter son enfant malade, et en tétant l'enfant réconforte sa mère.
· Diarrhées et vomissements. Bien que les selles molles ou liquides soient normales et très courantes chez les bébés exclusivement allaités, les infections gastro-intestinales sont rares. Si un tel problème survient, le meilleur traitement est de poursuivre l'allaitement. Le bébé guérira plus rapidement s'il est allaité. Dans la grande majorité des cas, le bébé guérira rapidement en étant exclusivement allaité, et ce n'est que dans des cas exceptionnels qu'il pourra avoir besoin de solutions de réhydratation.
· Maladies respiratoires. D'après un mythe, il ne faudrait pas donner de lait aux enfants souffrant d'infections respiratoires. Que ce soit vrai ou non pour les autres laits, c'est certainement faux pour le lait maternel.
· L'ictère (jaunisse). Les bébés exclusivement allaités présentent fréquemment un ictère, pouvant durer jusqu'à trois mois, même si cet ictère est peu visible à l'examen clinique. C'est tout à fait normal. Il existe des ictères pathologiques mais, sauf dans de très rares cas, ils ne nécessitent pas l'interruption de l'allaitement. Si l'allaitement se passe bien, l'ictère n'est pas en soi une raison suffisante pour l'interrompre. En revanche, s'il y a un problème d'allaitement, sa correction peut améliorer l'ictère ; la suspension de l'allaitement, même pour peu de temps, risque d'être iréversible. Suspendre l'allaitement n'est ni une solution, ni une bonne idée (voir le feuillet n° 7, Allaitement et jaunisse).
Pour le bébé malade, l'allaitement est encore plus important!
En cas de problème non abordé ci-dessus, il ne faut pas supposer a priori qu'il faut arrêter l'allaitement mais continuer à allaiter, et se renseigner. On a recommandé à des mères de sevrer leur enfant pour des raisons trop stupides pour qu'on en parle.
Traduction du feuillet n°9b You Should Continue Breastfeeding (2) Illness in the mother or baby.
Révisé en janvier 2000, en octobre 2000 pour la version française..
Jack Newman, MD, FRCPC - Pédiatre - Responsable de consultations de lactation - Toronto - Canada
Peut être copié et distribué sans autorisation supplémentaire
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De nombreux médicaments peuvent être pris par la mère qui allaite; d'autres au contraire, vont se révéler en quantités 30 fois plus grande chez le bébé que chez la mère... des documents existent, des livres "médicaments et allaitement" existent;

En cas de doute, contactez un centre de pharmaco-vigilance, en préférant le centre réputé Image de Necker; consultez le Vidal pour relever les adresses des laboratoires, leurs équipes sont là pour vous épauler, si vous n'avez pas la littérature médicale nécessaire". rappel: les associés médicaux LLL peuvent obtenir des renseignements médicaux.

 
 
 
 
 
 
 
     
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