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Diversification: Il faut préparer une faible quantité d'UN seul aliment,

inutile d'en préparer une assiette complète, puisque le premier jour, on ne présente qu'une demi-cuillère de cet aliment, pas plus d'une cuillère (oui on se répète) et pas plus d'un aliment (on se répète encore).

On regarde comment l'enfant réagit; tout d'abord est-ce qu'il accepte la nourriture? est-ce qu'il tolère la nourriture? est-ce qu'il la digère?

Il reste ultra important d'écouter l'enfant, si l'enfant rechigne à manger des solides, ne le forcez pas! c'est en forçant l'enfant qu'on va risquer des troubles alimentaires qui ne se développeront peut-être pas aujourd'hui mais qui se montreront plus tard, peut-être vers l'adolescence;

Si l'enfant accepte l'aliment le premier jour:

On recommence 2 jours de suite. Le troisième jour, on peut donner 2 cuillères par exemple. Comme l'introduction d'une petite quantité se fait durant trois jours environ, il ne faut pas préparer trop d'avance, les aliments s'oxydent, perdent leurs valeurs vitaminées.... le 3e jour ce n'est pas "servable".

Si l'enfant refuse de manger,

(ferme la bouche, recrache, "vomit", refus mécanique, arrêtez tout et ne re-proposez rien pendant une semaine, (ou tout au moins plusieurs jours).

S'il y a intolérance ou réaction manifeste alimentaire,

consultez un médecin par précaution, stoppez totalement l'idée de diversifier pour quelques temps, et quand vous recommencerez à tenter la diversification, que ce ne soit pas avec cet aliment. L'aliment en question devra d'ailleurs être évicté (évité, retiré) de l'alimentation de l'enfant en attendant un éventuel feu vert médical.

 

Si vous vous posez des questions, hésitez, consultez! appelez le médecin, il saura vous conseiller.

Puis passer à une demi-cuillère d'un autre aliment, passer à deux cuillères du même aliment au 3eme jour.....

 

Ne jamais aller trop vite; rester trois jours sur un même aliment permet d'en voir les réactions, de s'habituer; de faibles quantités, n'oublions pas que le système digestif doit s'habituer à autre chose qu'une alimentation lactée.

 

Pourquoi propose-t-on un (UN) aliment à la fois?

Si l'enfant réagit à un mélange d'aliments comment savoir quel aliment provoque le problème?

si vous faites une purée pomme de terre+ carottes+ tomates+ courgettes, et que l'enfant réagit? allez vous oser proposer une purée avec un seul aliment (ou certains) parmi ceux qui ont causé la réaction? et si vous proposiez ce qui a causé la réaction?

 

Non, vous n'allez pas priver votre enfant de goûts des aliments si vous retardez la diversification ou si vous la faites lente: vos aliments, leur goût passe dans le lait maternel; à chaque repas que VOUS faites, votre lait quelqeus heures plus tard en prendra le goût; l'enfant allaité au sein, c'est la "semaine du goût" à chaque tétée!!

 

En parallèle des réactions, Florian a fait une réaction à un antibio contre otite dentaire; Florian a fait une méga-réaction à cet antibio durant trois jours (et il a fallut encore trois jours pour être bien, rien n'a été facile pour tous!), cet antibio est un classique du genre. Le problème, c'est qu'il est le mélange de deux antibio. Et bien il est "marqué" désormais REACTIF AUX DEUX ANTIBIO.
Et pleins d'humour, le médecin et moi-même avons opté pour ne pas essayer de savoir lequel occasionnait une réaction.

 

Immaturité digestive, allergie, intolérance?????

voyez avec votre praticien. s'il s'agit de ballonnements, de gaz, vis à vis de Florian, je me dis: "bon tu n'es pas prêt pour cela". De l'urticaire, des hurlements, un gonflement!! vite, le médecin; et lui seul sera l'avis pour l'alimentation.

Et chaque fois qu'il y a doute, mieux vaut contacter le praticien, ou la puéricultrice.

 


Des programmes de diversification

A noter que j'avais pioché des programmes de diversification, demandez à votre médecin ou basez vous sur les livrets du PNNS.

Là les choses se corsent.

On sait que l'estomac de l'enfant n'est mature qu'à l'âge de six mois, donc normalement, alimentation exclusivement lactée durant ce premier semestre. CE SONT D'AILLEURS LES RECOMMANDATIONS DE L'OMS (organisation mondiale de la santé)

 

Différents auteurs (voire les industriels lait/petits pots) proposent des programmes, et là surprise, jamais on ne tombe sur un programme identique. Mais surtout, jamais on ne tombe sur un programme d'industrie alimentaire infantile qui corresponde avec les recommandations nutritionnelles de l'O.M.S.

 

Je vais donc vous en proposer plusieurs, avec sources. Tout d'abord ce que je considère comme sain, après six mois:

  • faire lécher du pain complet (éviter le pain blanc)
  • montrer des morceaux de fruits légers (pas des fruits exotiques, les fruits exotiques sont arrivés sur nos tables avec le transport aérien; nos organismes n'ont pas encore l'habitude de manger ces fruits inhabituels pour notre corps, mais presque courants grâce au commerce des 20e et 21e siècles. Il faut attendre avant de proposer ananas, mangues, papayes....)
  • montrer des légumes tels pomme de terre, carottes (pas trop tôt car elles absorbent beaucoup de nitrates en terre, ce qui est nocif pour le bébé très jeune), haricots verts
  • faire boire un peu de jus de vrai fruit ou si possible vrai légume, mais pas au repas surtout pas, en tout cas, pas au début: l'enfant doit téter le sein, se remplir l'estomac, et prendre un peu de jus. (du jus en début de repas va remplir l'estomac, faire du poids, l'enfant repu par du vide va peu téter et réclamer très vite).

Les protéines animales: on n'en a pas besoin avant l'âge d'un an. Bien connaître l'origine de l'animal, prendre un boeuf au lait maternel et à l'herbe. les problèmes de maladies bovines sont liées à la vache laitière, enfarinée pour produire encore plus, et qui finit à l'abattoir; il devient enfin notoire (on redécouvre!) que le boeuf de boucherie, c'est de la vache de réforme, de la vieille vache qui ne produit plus de lait...

Un premier programme, plutôt bio:(les produits sont d'origine bio, certifiés...)

  • jus de fruits fraîchement pressé, mélangé à de l'eau, donné en dehors des repas (pour ne pas remplir le ventre), on a les vitamines du fruit, qui seront toujours mieux assimilées que les vitamines ajoutées dans les produits industriels, mais pas fraise ni prune pour les petits; donné 1/2h avant le repas lacté ou 2h30 après le repas lacté.
  • jus de légumes fraîchement pressé, en dehors des repas (pour ne pas remplir le ventre), on a les vitamines du fruit, qui seront toujours mieux assimilées que les vitamines ajoutées dans les produits industriels, jus de carotte, betterave, légumes verts
  • purées de légumes: carottes haricots verts ... Les cuire dans un minimum d'eau avec la peau, puis les éplucher, les écraser.
  • purées de fruits pas trop acide (donc fruit mûr) : pommes poires abricots très mûrs
  • plus tard fromages au lait cru, fromage blanc (obtenu par caillage du lait)
  • oeufs poché ou coque
  • poisson (dont les poissons gras, pour leur apport élevé d'acides gras essentiels)
  • viande (pas avant un an, ne pas en proposer plus de 2 ou 3 fois par semaine, à midi pas le soir).
  • éviter les mélanges: fruits+protéines; fruits+farineux;

Extrait d'un programme de Catherine Martinez, conseillère en hygiène de vie et diététique, présidente de l'association Bio Santé 31, 2355 route du Plantorel, 31860 Labarthe-sur-Lèze, tél/fax 05.61.08.51.96

Elle informe sur l'effet des céréales sur le petit de moins de six mois; sur l'effet du microonde sur le lait; des effets de pasteuriser et donc de supprimer la flore protectrice des aliments qui de fait, pourrissent bien plus vite. L'effet du chauffement du lait au dessus de 45°C (et donc pasteurisation, UHT sont concernés), a pour conséquence de pourrir plus vite (et causer des diarrhées).

Plus étonnant, je rapporte l'info mais je reste prudente:"les acides gras poly-insaturés du lait de vache deviennent parfaitement inopérants... dès la température de 40 à 45°C, les acides gras poly-insaturés sont dénaturés et ne peuvent plus être des précurseurs des prostaglandines et leucotriènes anti-inflammatoires."

J'ignore si c'est vrai mais en cours de bio précurseurs des prostaglandines signifie qui lance l'ordre de sécréter des anti-inflammatoires pour se guérir d'un mal, d'une douleur.