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La vie quotidienne des paysans bourguignons du temps de Lamartine

 

Bibliothèque

En dehors de tout livre spécial allaitement pour l'association et le site, il m'arrive de vous faire partager des lectures toutes personnelles. Voici une de nos sélections de cet été 2002 - attention les livres ne sont pas récents, mais... les avez-vous lus????


"Extrait de: La vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine, de Vincenot

l'enfant-la mère naissance, relevaille, allaitement, sevrage, portage

Extrait de: La vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine, par Henri Vincenot

L'allaitement, les relevailles
L'honneur de la femme sa poitrine (ou plutôt ses poitrines). Elle doit la cacher à tous mais surtout lorsque elle allaite ; Lorsqu'elle donne à téter à son enfant, elle doit s'isoler et si elle ne le peut, elle jette sur son corsage un linge blanc sous lequel elle dégrafera le caraco. La bouche de l'enfant même sera dissimulée. C'est pour déjouer les regards malhonnêtes, peut-être mais surtout pour éviter les occasions de mauvais œil qui vous " passent " le lait.

Le mauvais œil n'est pas toujours celui des valets du " Peût ". Une autre femme, même sans mauvaise intention, peut vous tarir une nourrice. Elle n'a, pour cela, qu'à regarder avec envie la belle poitrine bien gonflée d'une jeune mère, ou les gouttes de ait bien gras perler sur les lèvres de l'enfant, pour vous assécher les mamelles bien plus sûrement et pus radicalement qu'une compresse d'huile et de camomille camphrée ou une décoction de persil !
Et une mamelle sèche c'est souvent le dépérissement de l'enfant mais toujours son éloignement de la mère, qu'il sera amené à renoncer tôt ou tard, car elle ne sera pour lui d'une demi-mère ; la mère est en effet porteuse de son petit, non pas pendant neuf mois mais deux ans et neuf mois, car elle ne forme qu'un seul et même être pendant toute la durée de l'allaitement qui dure deux ans.


Et si malgré toutes ces précautions, le lait vient à passer (ce n'est pas fréquent chez cette race laitière) il faut manger beaucoup de farineux, faviaules, lentilles et ô horror, boire cette " drôle de denrée amère comme chicotin " qu'o appelle la bière ! Ou bien alors pourquoi ne pas faire venir un " leveux " de sort ? Il en existe, mâle ou femelle, qui bien honnêtement, sans même vous tartouiller, vous lève tout bonnement le fâcheux sort. Pour cela, il déforme sa voix, prend un ton caressant et chantonne benoîtement son couplet qui est le même qu'il emploiera pour la vache de l'étable. Tout au moins on le suppose, car à vrai dire les mots sont incompréhensbles et ils sont murmurés alors qu'il fait le signe et qu'ensuite il fait le geste de bercer la mère d'un air caressant. " LE LAIT NE CEDE PAS A LA VIOLENCE. IL AIME QU ON L APPELEL AVEC DOUCEUR " et cela fait penser au proverbe berbère : " ce qui est extrait avec douceur c'est du lait ;ce qui est extrait avec violence, c'est du sang ". " El mahluba hlib, El môaçora demm ".
Le père lui quoiqu'il arrive, ne doit pas " toucher sa femme pendant trente huit jours " car pendant trente huit jours elle est impure. D'est le temps mythique de la purification. C'est exactement le temps qui sépare Noël de la Purification de la Vierge, le 2 février.

Pendant trente huit jours, la mère restera donc confinée et n'ira ni au four ni au lavoir banaux, ni bavarder avec les voisines. Je n'affirme pas qu'elle soit stricte sur ce chapitre, mais à coup sûr elle ne coupera pas le pain et n'ira pas chercher l'eau à la fontaine tant qu'elle n'aura pas été " relevée ".
Chez les gens bien-pensants, ou ceux qui veulent en avoir l'air, cette cérémonie des relevailles sera faite à l'église selon des statuts épiscopaux calqués sur le cérémonial hébraïque : la femme est voilée pour se rendre à l'église en compagnie des femmes de sa maison et de sa belle-mère. Elle emporte avec elle un " pain-Michon " ou " pain à deux fesses " qu'elle fera bénir pour le distribuer au retour aux parents et amis.
Pour entrer dans l'église elle attendra sous le porche, avec l'enfant de chœur tenant le cierge de la Chandeleur, que le prêtre vienne la bénir et l'inviter à entrer dans sanctuaire pour y entendre une messe, la première messe depuis son accouchement

NOTA F. COUDRAY L'enfant baptisé dans ses trois jours, l'était en l'absence de sa mère, puisque cette dernière était exclue de vie sociale avant ces fameuses relevailles.

A partir de ce moment elle pourra reprendre sa vie normale, religieuse, sociale et sexuelle.
… Et cela me rappelle l'histoire du Philibert Pansiot qui, lors que le curée se faisait fort prier pour " relever " sa femme (le Philibert Pansiot n'état pas très généreux pour le culte, se fâcha tout rouge et alla chercher le maire et l'adjoint pour obliger le prêtre à bénir sa " bourgeoise " " comme il a le devoir de le faire "
Philibert Pansiot, journaliser piocheur de vignes, lorsque ensuite il racontait l'affaire, ne manquait jamais de conclure : " Ma !Mai fonne n'ast jar pas eune treue ! (Enfin ! a femme n'esrt tout de meme pas une truie !) A peu moé y n'seu pas d'bôs ! (Et moi je ne suis pas de bois ")

(………….)

Oui c'est une aventure bouleversante que celle que je vis en écrivant ce livre, car j'en arrive à cette évidence qu'il y a plus de différence entre l'enfant de 1875 et celui de 1975, qu'il peut y en avoir entre la truite saumonée de nos rus et le pauvre poisson d'aquarium climatisé, ou qu'entre l'auroch de Cro-magnon et e baby-bœuf d'abattoir. Qu'on me pardonne cette comparaison.
Quand je vois l'enfant d'aujourd'hui abandonné quotidiennement par ses parents à des femmes mercenaires, fussent-elles des " jardinières d'enfants " diplômées, dans des " crèches " et des " maternelles ", fussent-elles fonctionnelles, quand je vois que de prétendus impératifs et sociaux l'arrachent dès les premières heures de l'aube, à la tendresse maternelle et le jettent dans un rythme de vie uniforme, standardisé, collectif anonyme, dépourvu d'affection et d'originalité…

Lorsque je le vois recevant dès sa petite enfance sa dose réglementaire et rationnelle de connaissance, de vitamines, et de calories calculée par des théoriciens qui lui sont étrangers…

Lorsque je le vois évoluer entre les interdictions de marcher sur l'herbe, grimper aux arbres, de faire une partie de cul-mouillé dans d'autres eaux que celles des pédiluves obligatoires et des piscines réglementaires et javellisées sous les ordres des moniteurs d'Etat…
Lorsque je le vois liquidant ses complexes d'Œdipe, de Castor, de Pollux, de Pantagruel ou de qui vous voudrez, sous la férule égalitaire et un tantinet désinvole de psychanalystes officiels. Loin du chaud regard maternel aussi perspicace que subjectif, privé de l'indulgence grand-maternelle et du coup-de-pied-au-cul paternel.
Lorsque je le vois apprendre le système nerveux de la grenouille sur des palnches électroniques, fussent-elles en couleurs naturelles, ou les bienfaits du sport dans des films éducatifs et l'amour dans des cours officiels de sexualité programmée…
(…)

 

LE SEVRAGE
La vie de l'enfant ne se différencie pas de celle de sa mère pendant les deux premières années. L'enfant tètera, selon son goût, ou sa fantaisie, jusqu'à six mois, un an, cela dépendra aussi, bien sûr, de la générosité du sein maternel. On verra des enfants de vingt mois venir de temps en temps téter une goutte, ce qui ne les empêchera pas de manger, sur les genoux d'une grand-mère ou d'une tante, une bouillie de céréales, un lait de poule, ou même, selon l'occasion, une cuillérée de soupe au lard par-ci, de la mie de pain écrasée dans un jaune d'œuf par là, et sucer u n pilon de poulet. Le jour de ses deux ans faits ", il devra renoncer à la " gougoutte " et on lui fera honte lorsque, par habitude, il viendra fourrager dans le corsage de sa mère.


Ce jour-là, sa marraine sera invitée au repas, si elle habite hors du toit familial. Dans certains pays, ou plutôt dans certaines familles, on invitera aussi le parrain. Cet événement est en effet le deuxième stade de l'intégration du petit d'homme dans la société. Le premier degré ayant été le baptême religieux et les rites profanes qui, en définitive, sont plus spontanés et plus familiaux.


C'est pour son sevrage que le parrain offre à son filleul le tastevin d'argent (prononcez tâtevin, si vous ne voulez pas passer pour un béotien) d'argent, gravé à son chiffre. Accessoire précieux quine le quittera plus désormais, et qu'il emportera dans tous ses
déplacements, aux fêtes mangeoires, aux rejingots professionnels, aux foires, aux réunions familiales et aux descentes de caves, chez les vignerons. Il ne lui servira pas à boire, bien entendu, mais à goûter le vin, à le mâcher, à le faire rouler sur le palais pour le recracher éventuellement ensuite, et surtout à le mirer, cars si cette tasse très plate porte des guillochures en spirale sur la gauche de son anse, et des cabochons en couronne sur la droite, ce n'est pas dans un but décoratif, encore que tout cela l'embellisse franchement, mais pour obliger la lumière à jouer à travers le liquide que l'on veut tâter ou " taster " comme vous le voudrez.


MAIS AVANT D EN ARRIVER A CETTE JOURNEE IMPORTANTE DU SEVRAGE, l'enfant n'aura théoriquement jamais quitté sa mère . Il dort dans la chambre conjugale, accompagne sa mère au poulailler, à l'étable, aux champs, au lavoir, à la rivière, au four, au moulin, chercher les vaches ou " bailler aux gélines " (donner aux volailles). Il continuera par la suite mais ce seront là ses premières leçons de choses, aussi ses leçons de prudence, de respect des choses. C'est déjà là qu'il apprendra à mesurer ses forces et celles des bêtes, des objets et des éléments.


On le transporte en le portant sur le bras, on le repose dans son berceau bas que l'on pose par terre ou sur la table ; de là il assiste à tout le travail féminin : au moindre de ses vagissements, on le prend " à bras ", on essaie de le mettre debout aussitôt qu'agite ses petits pieds. S'il pleure, on le " croule harditinbon " et s'il est au lit, on le berce énergiquement , avec le pied, tout en tricotant, en épluchant les légumes ou en rapsaudant quelques vêtements.
Le berceau est une caisse en cœur de chêne, à fond arrondi, ou plutôt monté sur deux traverses courbes. Cela ressemble à une auge et on pense immanquablement à celle où a été déposé l'enfant Jésus, surtout que la paillasse y est souvent posée sur un lit de paille d'avoine ou de seigle dont les fétus dépassent.
Dans la plaine de Saône, où le saule et les osiers poussent comme le chiendent , le berceau est en vannerie et petit à petit au cours du siècle, les vanniers de FaylBillot et les ambulants manouches répandront dans toute la province de si jolis modèles de berceaux d'osier sur cha^ssis qu'ils se répandront partout , mais la " beurriée ", l'ancien berceau de bois à bascule, restera le logis du tout juene enfant, tant qu'il ne marchera pas, car cette " beurriée " cette " berce " ou " beurce " (en Bazois et Amognes), ce " beurçais " (Morvan et Auxois) offrira l'avantage de pouvoir transporter l'enfant partout où la mère est appelée à atravailler.


On l'y maintient par des cordelettes entrecroisées, et ainsi emballé, il peut être chargé sur un tombereau, sur un char de moisson, sur une brouette, ou simplement porté sur la tête. Je ne l'ai lu dans aucun livre, mais je l'ai constaté sur des gravures d'époque, et mes arrières-grands-mères me l'ont confirmé.
Ce mode de portage exclusivement féminin, a été pratiqué partout, mais surtout dans la Basse- Bourgogne, et a été ensuite abandonné, mais combien de " nourrins " ont découvert la nature du haut de ce perchoir, balancés au rythme de la marche majestueuse de leur mère ?
La nuit, le " beurçais " est déposé près du lit des parents, relié au poignet ou au pied de la mère par une corde . Au moindre gémissement, elle peut le bercer.
(….)

Pour faire ses dents on lui donne une carotte ou un quignon rassis. Si l'on est aux champs et u'il " chouigne ses dents " (chouigner= pleurnicher) on peut toujours déterrer une racine de guimauve qu'on lui donne à sucer après l'avoir lavée à la source, alors non polluée.


Un enfant ne doit pas pleurer. Au moindre cri, on le " grôle " (croule, berce) : si cela ne suffit pas, on le " chante " mais il y a toujours une grand-mère pour le " prendre " et le porter en le faisant sauter sur le bras… car tout le monde, il faut bien insister là-dessus, vit ensemble, sinon sous le même toit, tout au moins dans le même corps de bâtiments ou dans le même village.

Henri Vincenot a déjà été sélectionné dans notre lecture estivale 2001-sa truculence, ses joies de vivre vous feront passer des moments inoubliables.



L'association a réuni plusieurs livres déjà, soit des livres personnels mis à la disposition de l'ADJ+, soit achetés par l'association. Vous pouvez nous aider à constituer notre bibliothèque en nous envoyant les livres qui ne vous servent plus.
 
 
 
 
 
 
 
 
     
 

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