Espace professionnels de santé> Médicaments> Médicaments coupant la lactation
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr, quelques molécules, quelques médications, sont fort connues puisque prescrites POUR "couper le lait";

L'on note les médicaments suivants par exemple: Vasobral, Parlodel, Bromokin Ge....

J' aimerais en profiter pour me permettre d'ajouter l'élément suivant: la bromocriptine "abîme" les mères qui doivent arrêter d'allaiter précocement.... vertiges, migraines, mal-être, sans vouloir m'attirer les foudres des laboratoires pharmaceutiques, il est vraiment important de bien évaluer la mère, en particulier son état psychique, avant de prescrire cette molécule.....

Mais il vaut mieux utiliser un Parlodel ou générique, plutôt qu'un Dostinex; pourquoi? parce qu'après avoir pris du Parlodel ou générique, la mère PEUT PARFAITEMENT reprendre son allaitement.... alors que le Dostinex ou générique, assèche totalement la glande et ne permet pas la reprise d'un allaitement. Pas sans une nouvelle "pousse" sous l'impact des hormones de la grossesse du moins; alors qu'après la prise de la bromocriptine, la relance de la lactation est possible; l'involution n'a pas été totale ni irréversible comme avec le Dostinex;

Et si ces lignes vous ont étonné(e), et bien sachez que de nombreuses mères arrêtent précocement leur allaitement, par exemple à la suite de crevasses extrêmement profondes et douloureuses, puis elles se rendent compte qu'elles auraient vraiment aimé et pu continuer, si elles avaient eu la ressource "carnet d'adresses de référentes en lactation" pour trouver la cause ou les causes primaire(s) de leurs problèmes.... La relactation est entièrement possible, et c'est même très souvent que la mère pourra retrouver une sécrétion lactée suffisante pour répondre aux besoins de son bébé; la remise au sein elle, pose bien plus de problèmes... c'est pourquoi j'aimerais en profiter pour me permettre d'ajouter: avant de prescrire des "coupe-lait", n'hésitez pas à adresser la mère à une personne ressource en lactation humaine.....

  • des crevasses se soignent, et leurs causes se pistent, se trouvent et peuvent être éliminées......
  • des insuffisances de lait se pistent, et peuvent dans l'extrêmement grande majorité être résolues....

 

Quelques molécules qui ne sont pas des coupe-lait mais qui diminuent bien la sécrétion lactée....

  • La pseudo-éphédrine... qu'on retrouve dans les décongestionnants nasals, comme rhinureflex, rhinadvil etc.... on l'utilise dans des rhumes des foins par exemple..... la pseudo-éphédrine diminue la sécrétion lactée d'environ 25%..... donc à éviter..... une baisse de lait est toujours rattrapable "à coup" de tétées fréquentes, ET de pompage au tire-lait, mais faire attention!
  • les contraceptifs oraux... quoiqu'en disent les notices glissées dans les boîtes de "pilules", les contraceptifs oraux sont accompagnés de très, très, nombreux cas de baisse de lait. Il est fortement déconseillé de prendre tout contraceptif oral avant six semaines post-partum, d'envisager une pilule progestative uniquement à partir de six semaines post-partum, et aucun oestrogène avant six mois post-partum, en les évitant quand même même au-delà de ces six mois post-partum....
  • la survitaminose en B6 agit sur la prolactine chez de nombreuses femmes; donc baisse de lait chez les femmes réactives.
  • le bupropion qu'on utilise pour le sevrage tabagique agit également;
  • le méthyldopa pour la pression sanguine;
  • les molécules contre la maladie de Parkinson
  • L'on peut noter les molécules qui augmentent la dopamine et abaissent subséquemment la prolactine, en fait ;
  • le tabagisme, l'alcoolisme, les drogues type marijuana, abaisseraient la prolactine (l'alcool réduirait également l'ocytocine qui relève de l'éjection de lait); l'on mettra de côté la marijuana, où là il faut choisir entre drogue et allaitement au sein;

Quelques mots sur le tabagisme:

le tabagisme est nocif, tout le monde le sait bien;

  • pour tout consommateur quelqu'il soit, (et ceux qui partagent la même pièce enfumée);
  • pour la femme enceinte (son foetus prend tout le poison du tabagisme, plein pot!);
  • pour la femme allaitante (via le lait maternel donc les tétées);

une femme fumeuse peut néanmoins allaiter, à quelques conditions: le nombre de cigarettes par jour; c'est lui qui fait toute la différence entre:

  • fumer très modérément avec un lait maternel qui conservera malgré tout, des bénéfices santé pour le bébé récipiendaire,
  • et fumer comme un sapeur, avec un risque de productivité de lait plus basse, de modification de la teneur en lipides du lait maternel, etc.....

Les interprétations de recherche sont très conflictuelles; très mouvantes.... Il importe donc de se tenir au courant de toutes les recherches, dès leur sortie, de les lire attentivement, d'en faire la bonne "critique"...... Lorsque je forme des équipes santé, elles reçoivent toute l'information la plus actuelle, et reçoivent également les précédents pour une bonne compréhension de la globalité.

Tout est calcul des bénéfices que peut apporter le lait maternel par rapport à la consommation maternelle de cigarettes; certaines femmes voudraient allaiter, mais ne peuvent arrêter de fumer; je me rappelle quelques conversations avec des futures mères qui empoisonnaient leur bébé in-utero.... où l'on parvenait à négocier 5 cigarettes quotidiennes qui, accompagnées de quelques règles d'organisation et d'hygiène (fumer dehors, absolument jamais dans les chambres....) offraient un compromis qui n'était pas trop mal....

Le tabac n'a pas fini de faire couler de l'encre, ce qui précède n'est pas une incitation à fumer, bien loin de là.... mais est une incitation à réfléchir autrement; parce qu'il ne faut pas oublier que la femme fumeuse, lorsqu'elle était enceinte et qu'elle continuait à fumer, a empoisonné plein pot son futur bébé et qu'elle continuera à fumer en postpartum.... et que si elle peut calmer sa consommation en post-partum, elle pourra apporter du lait maternel qui aidera à rééquilibrer les effets nocifs de son tabagisme gravidique. Ah le tabac et l'allaitement, notion pas facile à traiter...

Quelques mots sur l'alcool

Ici il convient de faire une différence entre: boire un petit verre de vin le soir à table, ou un petit apéritif le vendredi soir, (par exemple) et consommer beaucoup d'alcool, voire être alcoolique.

Avec quelques petits calculs savants, une mère allaitante peut s'accorder un petit verre de vin ou d'apéritif de temps à autre... elle donnera fort avantageusement le sein juste avant de consommer son verre d'alcool;

Quand pourra-t-elle donner la tétée suivante? Bien sûr, l'on doit tenir compte de : si elle mange en même temps qu'elle boit ce verre, + sa capacité d'absorption d'alcool, + sa corpulence, son poids, son état général de fatigue ou pleine forme..... en général l'on dit pour celle qui a eu une consommation modérée, que dès le moment où elle ne ressent plus les effets de l'alcool elle peut donner la tétée suivante.

Dans les cas de fiesta arrosée, mieux vaut prévoir une banque de lait, une nounou (parce que, que la mère allaite au sein ou non, en cas de grosse fiesta bien arrosée, une personne ivre n'est pas en mesure de s'occuper d'un bébé), et la nounou donnera le lait sur plusieurs tétées, jusqu'à dissipations des effets de l'alcool chez la mère....

Pour la femme qui est alcoolique chronique, il vaut mieux ne pas allaiter.

 

 

 

Bien sûr, il ne s'agit que de quelques éléments..... en module de formation, je transmets un maximum d'informations, d'éléments sur la pharmacocinétique, les effets subséquents hormonaux, les effets subséquents sur les enfants récipiendaires, les limites, les références et bien plus encore.